-
0326 Ce quelque chose qui n’appartient qu’à nous (partie 1).
Datte: 24/01/2024, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Fab75du31, Source: Hds
... dans la masse. Nous jouons tous un rôle différent suivant le contexte dans lequel nous nous trouvons. Et pourtant, je ne peux m’empêcher d’observer que Jérém a retrouvé de l’assurance et de l’aisance. Comme avant l’accident, et même plus. Ça fait déjà presque un an que mon bobrun a été blessé au cours d’un match. Si on m’avait dit à ce moment-là qu’un jour il récupèrerait toute sa forme, si on m’avait dit que cet accident nous rapprocherait et que ça marquerait un nouveau départ dans notre histoire, j’aurais eu du mal à le croire. Et pourtant, ces miracles se sont bel et bien produits. Sa nouvelle assurance m’impressionne, m’attire. Sa présence me paraît magnétique comme jamais. Je suis impressionné par son élégance, son aisance, son charme. Je suis peut-être troublé par le fait de le retrouver dans un contexte différent, de le voir complice et tactile avec ses coéquipiers, de les voir plaisanter, de le voir si bien intégré à un monde dont je ne fais pas partie. J’en arrive à me demander si ce soir je vais retrouver le garçon que je connais. Je me demande s’il va me reconnaître, lui. Si, de la même façon que je suis impressionné par ses changements, il ne va pas être déçu par mon absence d’évolution. Est-ce qu’il ne va pas se lasser de retrouver un Nico qui est toujours étudiant, avec des préoccupations d’étudiant, alors que lui est bien installé dans sa vie, dans sa carrière, dans sa notoriété ? Je suis tellement dérouté par ce « nouveau Jérém » que je ne ...
... peux pas m’empêcher de le regarder tout au long de son déplacement depuis l’ascenseur vers le comptoir du bar, comme pour essayer de comprendre, comme pour tenter de mesurer l’étendue de ses changements. Nos regards finissent par se croiser. Et là, le beau brun me lance l’un de ses sourire les plus charmants. Un instant plus tard, je le vois sortir son téléphone de sa poche et tapoter sur son clavier. Et en même temps qu’il le range à nouveau dans sa poche, le mien émet une courte vibration. Un SMS vient d’arriver. « J’ai envi de toi, Ourson. Je me libère vite ». « Moi aussi, j’ai envie de toi. A tout, ptit Loup ! ». Mes inquiétudes, tout comme l’image écœurante de cette pétasse faisant du gringue à mon beau Jérém se dissipent sous les rayons chauds de notre complicité. Je prends l’ascenseur avec des papillons dans le ventre. Comme annoncé par Mr Charles, la chambre 130 est en effet juste en face de l’ascenseur. Je plaque ma carte devant le capteur de la serrure et je rentre en vitesse. J’ai atteint mon but, j’ai réussi mon infiltration. Je dois admettre que cette ambiance clandestine est plutôt excitante. Cette piaule est la planque parfaite. La tête de la piaule ! Elle est immense ! Un petit couloir côtoie la salle de bain et conduit à une chambre spacieuse, lumineuse, très bien décorée, luxueuse. Dans cet espace que la moquette rend tout particulièrement feutré et chaleureux, tout est doux et accueillant. Sur la gauche, un très grand lit à l’allure très ...