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0326 Ce quelque chose qui n’appartient qu’à nous (partie 1).
Datte: 24/01/2024, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Fab75du31, Source: Hds
... de serveur, je devine un physique délicieusement musclé mais sec, un parfait physique de petit con. Entre ses grands yeux noisette et un petit menton plutôt joli, trouvent place un nez à la fois bien droit et un peu abrupt, et une bouche aux lèvres un brin épaisses et terriblement sensuelle. Avec ses cheveux châtain clair, ondulés, très fournis, coiffés vers l’arrière, il me fait penser à certaines photos en noir et blanc d’acteurs du cinéma muet. Dorian est un garçon de toute beauté, au regard charmeur, au sourire insolent. Dans son regard, que je n’ai croisé qu’à une seule reprise, il m’a semblé capter une étincelle qui me fait me dire : lui, c’est un coquin. Un instant plus tard, le bogoss s’active derrière le comptoir du bar. C’est là que je réalise qu’un petit groupe de gars solides est en train de s’y presser. Ces gars, je les connais, car ce sont les rugbymen du Stade. Ça parle fort, ça rigole, c’est l’apéro. Parmi eux, je capte le beau blond barbu Ulysse. Le demi de mêlée me capte à son tour, me sourit. Il me lance même un petit clin d’œil charmant. Avec ses beaux cheveux et sa barbe fournie mais entretenue, il est beau comme un Dieu Celte. Mais il ne vient pas me voir. Je me dis qu’il a dû recevoir la consigne de Jérém comme quoi je suis là incognito. D’ailleurs, en parlant de Jérém, je m’imaginais bien qu’il ne serait pas être là pour m’accueillir les bras ouverts. Mais où est-il ? Mon attente n’est que de courte durée. La porte de l’ascenseur ...
... s’ouvre et mon bobrun apparaît enfin. Et il est à tomber ! Chemise bleu intense avec intérieur du col et revers du montant de la boutonnière d’une couleur plus sombre, t-shirt blanc col en V qui dépasse des deux derniers boutons du haut laissés ouverts, la petite chaînette qui brille à la lumière des spots de la réception, un beau jeans gris métal, des chaussures noires. Il est terriblement sexy. Et ce sourire, j’ai beau le connaître, à chaque fois je vibre, je chauffe, je surchauffe. A son contact, je m’embrase. Hélas, ce beau sourire ne m’est pas destiné. En effet, mon bobrun n’est pas seul. Mais c’est qui cette pouffe maquillée comme un camion volé qui le colle ? Elle m’est d’emblée antipathique. Pas touche, bas les pattes, Jérém couche avec moi et rien qu’avec moi, du moins quand je suis dans les parages ! Et, surtout, jamais il ne trempe sa queue dans une pouffe comme toi ! Je reste planté devant le grand pilier à côté de la réception pendant que le bobrun passe à quelques mètres à peine de moi. Je suis happé par sa présence. Je ne peux décoller mes yeux de lui. Car il me semble que quelque chose a changé chez lui. Comme si, pendant les quelques semaines où nous ne nous sommes pas vus, il avait avancé dans sa vie, comme si sa personnalité avait pris une direction inattendue. Ce n’est peut-être qu'une impression provoquée par le fait de le voir dans un autre contexte que nos « tête à tête ». C’est peut-être un rôle qu’il joue, un personnage qu’il s’est créé pour se fondre ...