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0326 Ce quelque chose qui n’appartient qu’à nous (partie 1).
Datte: 24/01/2024, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Fab75du31, Source: Hds
... bien virils. Sa chemise blanche et son costume gris foncé épousent parfaitement son corps vigoureux, à la fois élancé et solide, et le mettent diaboliquement en valeur. Oui, sous ces quelques couches de tissu, je devine une ligne d’épaules tout simplement délicieuse, ainsi qu’un torse interminable. Je suis immédiatement confronté au paradoxe de contempler cette tenue, cette élégance, saisi par une fascination inépuisable, et l’envie de voir le bogoss dans son plus simple appareil. Je ne peux m’empêcher de ressentir une envie brûlante de voir de mes yeux ce que ma vue me laisse imaginer. Avec ses cheveux bruns frisés et bien fournis, Lilian me rappelle un certain type de beauté masculine dont j’ai fait l’expérience récemment. Il me fait penser à un certain type de garçon italien, comme j’ai pu en voir pendant le voyage avec Jérém. En fait, lorsque je regarde Lilian, je ne peux m’empêcher de penser au David de Michel Ange. Mais un David à la sensualité débordante. Un David au regard brun est profond, ténébreux, un tantinet impressionnant de premier abord. Un regard que je n’arrive pas à soutenir. — Bonjour, je me lance. — Bonjour Monsieur, fait le jeune réceptionniste sur un ton neutre et professionnel. Autrement dit, rien qui m’aide à surmonter mon malaise. Il y a un je-ne-sais-quoi de sauvage et d’animal qui se niche dans sa bouche, dans ses lèvres, dans sa belle dentition de jeune loup. — Je suis Nicolas Sabathé, j’ai une réservation… enfin, je suis ...
... attendu… je finis par bégayer. Je ne sais pas trop comment expliquer à ce jeune mâle, beau comme un dieu, mais pas vraiment avenant, que je viens retrouver un gars, qui est par ailleurs un rugbyman déjà bien connu par le grand public, et que je viens le retrouver à l’insu de ses coéquipiers et de ses dirigeants. D’autant plus que je sens sur moi son regard viril, et que je l’imagine alourdi par le soupçon, le jugement et le mépris que ma démarche pourrait lui inspirer. Je me démène comme quelqu’un en train de se noyer, alors que Lilian me fixe comme quelqu’un qui n’en a rien à foutre. Son silence, ainsi que la fixité de son regard ne font qu’augmenter mon malaise de seconde en seconde. J’ai l’impression d’étouffer. Jusqu’à ce qu’une main me soit enfin tendue. — Je vais m’occuper de Monsieur, mon cher ami. Lilian, mon chou, tu pourrais t’occuper d’éditer le journal de demain si tu le veux bien. — D’accord, Mr Charles. Le plus âgé des trois réceptionnistes vient donc de prendre le relais du beau mâle brun frisé. — Bonjour monsieur Nicolas, Mr Jérémie m’a prévenu de votre arrivée. Mr Charles est un homme d’un âge que je situe autour des 70 ans. Du fait d’une grande stature, par ailleurs déséquilibrée par une largeur insuffisante des épaules et d’un embonpoint que le costume n’arrive plus à masquer, sa silhouette n’est pas vraiment harmonieuse. On dit de certaines personnes qu’ils ont les traits fins. Avec un nez empâté, des joues proéminentes, un double ...