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0326 Ce quelque chose qui n’appartient qu’à nous (partie 1).
Datte: 24/01/2024, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Fab75du31, Source: Hds
... fascine depuis toujours. J’ai un souvenir très cher de Biarritz lors d’un voyage d’école vers mes dix ans. C’est le souvenir d’un temps maussade, de vent, de vagues déchaînées. C’est le souvenir d’avoir été au Rocher de la Vierge avec notre prof d’histoire géo et d’avoir été surpris et trempés par une vague puissante surgie à l’improviste. 0326 Ce quelque chose qui n’appartient qu’à nous (partie 1). Depuis ce voyage, Biarritz a quelque chose de féerique à mes yeux, lié au souvenir d’un prof passionné et passionnant qui nous faisait aimer l’histoire et la géographie parce qu’il savait les rendre vivantes. Un prof qui jouait de la guitare et qui nous faisait chanter autour d’un feu sur la plage. Un prof qui avait toujours un mot pour grandir ses élèves. En y repensant, je me dis que, plus qu’un prof, c’était un Maître. Il est un peu plus de 20 heures lorsque j’arrive à destination. Il fait nuit, la météo est déchaînée, mais je ne résiste pas à la tentation de baisser la vitre de la voiture. Je tends l’oreille pour capter la voix de l’Océan. Je l’entends gronder, vrombir, rugir. Je ne vois pas les vagues mais je perçois leur force tapie dans le noir. Je suis cueilli par un désir très fort de descendre à la plage pour sentir les embruns sur le visage, pour sentir la puissance des éléments. J’irai demain, à la première heure. Au poste, ils annoncent un risque de tempête. Mais je m’en fous. Je suis à Biarritz et je vais retrouver le garçon que j’aime. Alors, la ...
... météo a beau être pourrie, il a beau faire nuit, pour moi c’est le soleil qui brille. Car il brille dans mon cœur. L’hôtel est situé juste au-dessus de la plage des Basques. Et c’est un sacré bel hôtel. Le Stade ne refuse rien à ses athlètes. Je me gare dans une rue à proximité et je marche vers l’entrée avec ma petite valise, impatient de m’extirper de l’emprise du vent et de la pluie et de me retrouver au chaud et à l’abri. Pendant que la rotation de la porte me fait passer du froid à la chaleur, de la tempête au calme, une question me saute à l’esprit. Je vais avoir la tête de quoi, moi, dans cet hôtel hors de prix, dans cette réception immense, carrelée en marbre, brillant de mille feux, avec un comptoir qui ressemble à un hall de banque, avec des réceptionnistes sapés ultra class que j’aperçois derrière le desk, éclairé comme en plein jour ? Oui, je suis intimidé par le lieu. Mais je me reprends vite. Car, pour aller à la rencontre de Jérém, il faut bien vaincre mon petit malaise. J’inspire un grand coup et j’avance jusqu’au desk de la réception. Et là, c’est un autre genre d’intimidation qui me saisit. En m’approchant de la réception, je réalise que deux des trois réceptionnistes sont de jeunes garçons beaux comme des Dieux. — Bonjour monsieur, m’accueille l’un des deux bogoss. Lilian, comme je peux le lire sur son badge, est un putain de beau mâle brun de vingt-cinq ans environ, la barbe de trois jours, la peau mate, une mâchoire marquée, des traits ...