1. 0326 Ce quelque chose qui n’appartient qu’à nous (partie 1).


    Datte: 24/01/2024, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Fab75du31, Source: Hds

    ... tapas vient du verbe espagnol « tapar » qui signifie « couvrir » ? En effet, le souci des bistrotiers espagnols étant d’empêcher les insectes de tomber dans les boissons des clients, ils utilisèrent des fines tranches de pain pour protéger les verres. Pour couper leurs petites faims, les clients commencèrent alors à grignoter ces fines tranches de pain. Et puisque le pain tout seul n’est pas vraiment engageant, voilà qu’avec le temps, ces simples tranches furent de plus en plus agrémentées avec de bonnes choses, jusqu’à que le tapas prenne la configuration qu’on lui connaît aujourd’hui.
    
    Elle termine son speech en invitant le groupe à la suivre vers le premier des trois lieus de découverte gastronomique prévus dans la soirée. Dans le mouvement vers la porte vitrée de la réception, Jérém passe non loin de moi. Le bobrun cherche mon regard et me lance un clin d’œil qui me fait fondre.
    
    Je sors moi aussi pour aller dîner. Mais seul, on mange vite. Surtout si le service est rapide. Ce qui est le cas ce soir. A 21h30, je règle ma note. Quoi faire en attendant le retour de Jérém ?
    
    La météo semble s’être un peu calmée. Je décide alors d’aller me balader sur la plage. J’aimerais tellement que Jérém soit là, avec moi. Mais je sais que cette nuit encore il viendra dans ma chambre, que nous passerons de belles heures ensemble, à faire l’amour, à faire des câlins. Je sais que ces heures-là n'appartiendront qu’à nous deux, et que ce seront les plus belles de cette journée. Je ...
    ... sais que nous aspirons tous deux à ces moments qui n’appartiennent qu’à tous les deux.
    
    Je voudrais marcher plus longuement, mais le froid et la pluie finissent par me décider à aller retrouver la chaleur bien accueillante de ma chambre.
    
    Il est 23 heures lorsque je m’engage dans la porte tournante de l’hôtel. Dorian est toujours derrière son comptoir. Et il m’accueille avec un grand sourire complice. J’aime cette sorte de familiarité qui s’est installée entre nous depuis que nous jouons cartes sur table.
    
    Le bar est désert. Ainsi, autour d’un verre sur le zinc, comme la veille, Dorian engage une conversation amusante autour des aléas du métier de barman. Le jeune serveur est drôle, en plus. Il est vraiment à craquer.
    
    La réception est déserte aussi. C’est pourquoi Mr Charles ne tarde pas à venir nous rejoindre et à s’installer sur le tabouret juste à côté de celui où je suis assis.
    
    — Vous permettez, les garçons, que je mélange mon âge canonique avec vos heureuses jeunesses ?
    
    — Maintenant t’es assis, on va pas te dire de partir, fait Dorian du tac-au-tac. De toute façon, ça ne servirait à rien, non ?
    
    — J’ai dû faire une erreur de casting quand j’ai embauché ce petit.
    
    — Arrête, tu ne peux pas te passer de moi ! Je suis le meilleur barman du monde !
    
    — Et le plus modeste !
    
    — Et le plus sexy !
    
    — Ah, ça ! Si seulement j’avais 20 ans de moins et toi 20 de plus, je t’aurais déjà coincé dans le back office !
    
    — Mais dans tes rêves ! Si tu avais 20 ans de ...