1. 0326 Ce quelque chose qui n’appartient qu’à nous (partie 1).


    Datte: 24/01/2024, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Fab75du31, Source: Hds

    ... eu droit à son coup de bite.
    
    Sa franchise me fait un bien fou.
    
    — Après, on pourrait l’inviter nous rejoindre, je suis sûr qu’il ne dirait pas non. Je ne dis pas que ça ne serait pas marrant. Mais j’ai envie plutôt d’être avec toi…
    
    Notre concordance de ressentis et d’envies me met du baume au cœur.
    
    — C’était juste une question. Et moi aussi…
    
    — Et toi, il t’a pas dragué ? il me coupe avant que j’aie terminé ma phrase.
    
    — Si, aussi, il m’a dragué hier soir, j’admets à mon tour.
    
    — Celui-là, je te jure ! fait le beau brun, amusé.
    
    — Mais j’ai dit non car moi aussi j’ai envie d’être avec toi.
    
    Et là, il me regarde, et il me lance :
    
    — Tu es un gars super, Nico !
    
    — Je sais, on me le dit souvent !
    
    Le beau brun m’embrasse et part vers sa soirée.
    
    Au bar, l’équipe du Stade est au grand complet. Je repère Jérém, et la blondasse n’est pas loin. Je repère aussi le photographe, avec son grand appareil en bandoulière.
    
    Les joueurs parisiens portent désormais des foulards rouges autour du cou et un béret basque sur la tête. Qu’est-ce qu’il est beau, mon Jérém, accoudé au bar, assis sur l’un des tabourets, avec son béret basque en biais, retombant sur son front. Un béret comme celui de ses coéquipiers, mais porté comme aucun de ses coéquipiers. A part Ulysse, peut-être.
    
    L’apéro bat son plein. Les verres se remplissent, se vident, encore et encore, le tout soigneusement orchestré par les gestes amples et élégants du beau Dorian. Plus je le regarde, plus ...
    ... je trouve ce gars canon.
    
    Oui, il y a le physique, cette morphologie mince et élancée qui est mise en valeur par sa chemise et son gilet portés bien près du corps. Et oui, il y a la belle petite gueule, avec un regard charmeur et une bouche qui dégage un érotisme sauvage.
    
    Mais il y a aussi ce truc qui se dégage de chacun de ses gestes, de ses regards, de ses mots, de ses attitudes, de sa présence tout entière. C’est un mélange subtil de professionnalisme et d’insolence, d’élégance et de sensualité, de discipline et de jeunesse effrontée. Ça fait de lui une adorable tête à claques qui inspire tour à tour, ou même tout à la fois, une curieuse envie de le gifler et un désir brûlant de le faire exulter de plaisir.
    
    Jérém est maintenant un peu à l’écart du groupe, plutôt près de la réception, en compagnie de deux coéquipiers. Derrière son desk, le beau Lilian regarde le petit groupe de rugbymen en train de discuter. Et j’ai l’impression que l’« inébranlable » est tout particulièrement intrigué par mon Jérém. Que traduit donc cet intérêt ? Une fascination pour le rugbyman ? Un instinct de comparaison avec un garçon tout aussi beau que lui ? Ou bien, un désir inavoué ?
    
    La fille chargée d’accompagner les rugbymen dans cette soirée de découverte gastronomique vient d’arriver. Elle est petite mais elle a une voix qui porte. Elle a le don d’attirer l’attention. Tout le monde se tourne vers elle et s’approche pour l’écouter.
    
    — Savez-vous, Mesdames et Messieurs, que le mot ...
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