1. 0326 Ce quelque chose qui n’appartient qu’à nous (partie 1).


    Datte: 24/01/2024, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Fab75du31, Source: Hds

    ... besoin de plus, et qu’il n’ait pas besoin de plus lui non plus.
    
    — Non, je n’ai pas besoin de plus, je confirme.
    
    — Vous êtes ensemble depuis combien de temps ?
    
    — Trois ans, depuis la dernière année de lycée.
    
    — T’as du bol, toi !
    
    — Ça n’a pas toujours été de tout repos, mais je ne regrette rien. Parce que tous les mauvais moments, toutes les erreurs, tous les jours loin de lui n’ont fait que préparer à chaque fois des retrouvailles géniales. Comme ce séjour à Biarritz.
    
    — Alors, je suis heureux pour vous !
    
    — Merci !
    
    — Ceci étant dit, si tu changes d’avis…
    
    — Je ne changerai pas d’avis !
    
    — Sait-on jamais, si à tout hasard ton beau rugbyman rentre beurré et qu'il n’est pas assez frais, je serai là demain pour rattraper le coup !
    
    Lui, vraiment, il ne perd jamais le nord. En fait, il rigole. A moitié. Je rigole à mon tour, mais sans aucune ambiguïté.
    
    — T’es un mec extra, je lui lance.
    
    — Allez, file dans ta chambre lui chauffer le lit !
    
    — Bonne nuit, Dorian !
    
    — Ouais, c’est ça, bonne nuit ! Toi tu vas t’envoyer en l’air tandis que moi je vais me la mettre sur l’oreille et la fumer plus tard !
    
    Nous nous quittons sur ces mots, et une dernière franche tranche de rigolade. Je remonte dans ma chambre, je me brosse les dents, je m’allonge sur le lit, et je m’assoupis.
    
    Il est une heure et demie lorsque le bruit feutré de la porte qui s’ouvre me tire de mon demi-sommeil. Du lit je ne vois pas l’entrée de la chambre. J’entends la porte se ...
    ... refermer, puis un bruit sourd de pieds qui quittent les chaussures. Mon cœur bat à tout rompre. J’entends ses pas légers. Un instant plus tard, Jérém est là, devant moi. Il s’arrête, l’épaule gauche prenant appui contre l’angle du mur à l’entrée de la chambre. Il me regarde, en silence. Avec sa chemise bleue et ce t-shirt blanc col en V qui dépasse des deux boutons ouverts en haut, il est sexy à se damner.
    
    Il me regarde, sans un mot.
    
    — Bonsoir, toi, je finis par lui lancer.
    
    Jérém ne dit rien. Mais son regard parle pour lui. Et j’y lis un désir identique au mien.
    
    Je ne peux me retenir plus longtemps, je me lève pour aller l’embrasser. Et là, le beau brun s’anime d’un coup, s’avance vers moi, m’attrape les épaules et me renverse sur le lit. Nos visages sont tout juste à dix centimètres l’un de l’autre, je sens son souffle sur mes joues, sur mes yeux. Il ne parle pas, je ne parle pas. Nous nous toisons, nous nous désirons. Sa beauté, son parfum, son haleine qui sent la cigarette et l’alcool me font chavirer.
    
    Je crève d’envie de l’embrasser. J’essaie de relever mon buste pour approcher mes lèvres des siennes. Mais le bogoss me plaque contre le matelas et relève sa tête, il dérobe sa bouche à mes baisers. Sa chaînette pendouille de son cou, effleure la peau de mon cou. Ça provoque mille frissons en moi. Le petit con me fait languir. Et son sourire, putain, qu’est-ce qu’il est beau son sourire ! J’ai envie de lui, et plus rien d’autre ne compte.
    
    Jérém finit par ...
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