1. La jeune virtuose


    Datte: 24/11/2023, Catégories: f, profélève, fdomine, cérébral, conte, contes, Auteur: Maryse, Source: Revebebe

    ... notes y prenaient place puis la musique se déversa en elle. Alors elle remonta sa robe et avec une brusquerie presque sauvage, baissa sa culotte. Emportée par une langue de feu, comme si ses veines charriaient de la lave incandescente, bien campée sur ses deux jambes écartées, elle laissa sa main glisser sur son ventre qui se creusa d’excitation. Poussée par une force mystérieuse, ses doigts crissèrent sur la toison qui recouvrait son pubis. La musique s’amplifia, l’envahit. Le rythme devint frénétique. À chaque caresse, une nouvelle note s’ajoutait. Elle n’avait jamais rien entendu de plus beau. Elle laissa ses doigts courir sur ses chairs tendres comme lorsqu’elle jouait uu violon. Sans retenue ni limites. La douleur l’exaltait et la poussait en avant. Ses doigts ne lui appartenaient plus. Comme s’ils étaient animés d’une volonté propre. Ils pinçaient son corps, comme ils l’auraient fait avec les cordes de son violon, insistant plus fortement encore sur ses mamelons érigés qu’elle malmenait à travers ses vêtements. La musique devint sublime. Survoltée, elle se laissait emporter par une frénésie incontrôlable qui la poussait à toujours plus. Tout comme lorsqu’elle jouait, la douleur devenait partie intégrante d’elle. C’était par elle qu’elle se surpassait. C’était grâce à elle que sa musique était ...
    ... incomparable.
    
    Bientôt, elle allait atteindre l’apothéose. Elle le sentait venir. Elle donnait un concert parfait, inouï, sans nul pareil. Son corps tendu vibrait sous ses doigts survoltés. Mélange de douleur et de plaisir, de fureur et de tendresse. Les notes jaillissaient d’elle, l’éblouissaient, l’emportant toujours plus haut, toujours plus loin. Aucun mot n’était suffisamment approprié pour décrire ce qui lui arrivait. C’était comme si elle avait été téléportée dans un monde de pures sensations, folles, intenses, enivrantes, déraisonnables, qui lui avaient fait perdre tous ses repères… qui lui avaient fait briser toutes ses chaînes. Rien ne pouvait plus contenir cette exaltation qui la submergeait, déferlant en elle de toute sa puissance dévastatrice. Entraînée par cette vague incontrôlable, elle avait sombré dans une sorte de transe, où seule comptait la musique torrentueuse, ravageuse qui montait inexorablement en elle, la menant tout droit à son paroxysme. Dans un éclair de lucidité, elle comprit soudain que le plaisir et la douleur faisaient partie d’un tout et qu’il n’y avait pas de frontière, pas de séparation. Que ces deux sensations qui se mêlaient si intimement étaient indissociables, l’une n’existant que par l’autre ! Et c’était grâce à cette évidence qu’elle était devenue une virtuose et qu’elle avait pu affirmer sa suprématie ! 
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