1. Récits érotiques de la mythologie (26) : des femmes dans les mythes de la Grèce ancienne


    Datte: 27/10/2023, Catégories: A dormir debout, Auteur: Olga T, Source: Hds

    Parmi les personnages que je vais évoquer, toutes fictives, seule Callisto relève de la Mythologie, Iphis et Ianthé étant issues de l’imagination du grand Ovide, alors que Lysistrata est un personnage d’une pièce d’Aristophane.
    
    Même si la poétesse Sappho, dont j’ai parlé dans « Histoire des libertines (1) : Introduction et Sappho la poétesse de Lesbos », texte paru le 14 août 2017, a, la première, chanté l’amour entre femmes, l’homosexualité féminine est restée un tabou dans l’antiquité grecque et romaine.
    
    La lecture de l’ouvrage de référence de Sandra Boehringer, cité dans la bibliographie à la fin de cette publication, m’a permis de découvrir ces trois mythes. Hypersexuelle, profondément bisexuelle, je dédie ce texte aux femmes libres et amoureuses, plus particulièrement à ma tendre compagne, Agun et à celles de mes lectrices qui, comme moi, ont découvert les merveilleux mystères de Lesbos.
    
    CALLISTO ET ARTEMIS, MYTHE LESBIEN ?
    
    Dans la mythologie grecque, Callisto ou Kallysto, dont le nom en grec ancien signifie « la plus belle », est une nymphe d'une très grande beauté faisant partie de la suite d'Artémis.
    
    Son ascendance est incertaine et certaines versions en font la fille de Lycaon, roi d'Arcadie, ou de Nyctée, fils de Poséidon.
    
    Le mythe trouve ses sources, comme toutes les métamorphoses de Zeus, dans le livre phare d’Ovide au livre II des « Métamorphoses » (vers 401 à 496).
    
    Callisto faisait partie de la suite de la déesse de la chasse, Artémis qui ...
    ... commandait à ses compagnes une stricte chasteté. Zeus, dieu souverain et père d'Artémis, s'éprit d'elle et imagina une ruse pour la séduire. Il prit les traits d'Artémis pour l'approcher sans éveiller sa méfiance et s'unit à elle par surprise.
    
    La jeune chasseresse préférait sa déesse au Dieu des dieux, Zeus décida donc de se transformer en Artémis pour la séduire. Il s’approcha alors de Callisto et l’embrassa passionnément, peut-être un peu trop pour la déesse de la chasteté pensa alors Callisto. Zeus, métamorphosé, en profita alors pour l’étreindre et ainsi trahir sa masculinité. Callisto se débattit de toutes ses forces, mais ne put rien faire contre le Dieu des dieux. Elle se retrouva donc, honteuse et souillée, à porter l’enfant de ce dernier en son sein. Les lunes passèrent et au bout de la neuvième, Artémis demanda à sa suite de prendre un bain, nues, avec elle.
    
    C’est à ce moment-là que la grossesse de la Belle fut dévoilée. La déesse furieuse et se sentant trahie, chassa alors la fautive. Callisto ayant enfanté un fils, Arcas, Héra, épouse de Zeus, choisit ce moment pour châtier sa rivale en la transformant en ourse, condamnant la malheureuse à trouver refuge dans la montagne.
    
    Quinze ans plus tard, Arcas devenu jeune homme, chassait dans les montagnes lorsqu'il tomba nez à nez avec Callisto. Selon la plupart des versions du mythe, Zeus ne permit pas que le fils portât le coup fatal à sa mère : il les fit enlever tous deux pour les placer dans le ciel où ils ...
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