-
Un jour ou l'autre...
Datte: 19/09/2023, Catégories: fh, médical, caresses, pénétratio, nostalgie, rencontre, Auteur: Jane Does, Source: Revebebe
... région. — Oh ! J’ai voulu mettre de la distance entre mon existence précédente et le lieu où je veux me reconstruire. C’est aussi bête que cela. — Ah ! Vous trouvez ça bête ? Moi, je n’ai pas eu ce courage de partir. Encore moins aujourd’hui, et vous avez raison, les gens, les lieux, tout s’ingénie à me rappeler les temps trop heureux ! — Il vous reste tant de belles choses à venir, voyons. Et je n’ai pas encore perdu tout espoir de faire une jolie rencontre. Bon… j’avoue que pour les enfants pour moi aussi, c’est sûrement trop tard… — … ? Il mentionne ce fait comme si… oui ? C’est bien à moi que s’adresse cette phrase ? Une façon très subtile de me draguer, de me montrer son intérêt pour ma petite personne ? Mince alors ! Je ne sais pas quoi en penser. Est-ce qu’en moi, il reste encore une chance qu’un type me fasse la cour ? Je n’en sais plus rien. Il faut dire aussi que depuis longtemps, ceux avec qui je passe une soirée, une nuit sont plus empressés à regagner leurs pénates qu’à me demander en mariage. Mais je reconnais aussi que je n’ai jamais cherché franchement à les retenir. Alors ? Pourquoi cet inconnu, ce type qui déboule dans ma vie devrait-il être différent des autres ? Il me regarde avec des mirettes brillantes, pour un peu je les jugerais fiévreuses. Nous sommes toujours face à face avec la table comme frontière. Je ne sais pas quoi répondre à sa réplique. Il garde la bouche entrouverte, comme s’il cherchait un peu d’air. Je tends la main pour ...
... attraper son assiette, surtout pour retrouver une contenance que je n’ai plus du tout. Lui interprète mon geste d’une autre manière et ses doigts se referment sur mon poignet. Je deviens statue de sel, immobile avec des milliers de picotements qui déferlent partout dans ce corps qui me paraît d’un coup si vulnérable. — Vous… Claude, vous avez… enfin j’ai… Il bafouille et moi qui ne réagis pas seulement à cet incroyable arrêt de ma paluche. Mes quinquets se noient littéralement dans deux flaques d’une couleur indéfinissable. Je tremble comme une feuille. Me voilà renvoyée au rang de midinette ou de collégienne au jour de son premier rencart. Mais devant moi, c’est un homme, vrai, fort qui se contente de lisser le dos de cette main qu’il cramponne. Bon sang ! C’est un effet à peine descriptible qui me fait chavirer. Il se redresse à demi, pour avancer son buste par-dessus le bois verni. Je n’oppose aucune résistance lorsqu’il m’attire lentement le visage vers le sien. Comme s’il était naturel qu’après avoir goûté à ma cuisine, il ait envie de déguster la pâtissière. Zut ! Je sais, je sens bien que ses lèvres s’approchent dangereusement de ma bouche. Mais pourquoi est-ce qu’au tréfonds de mon être, je souhaite cette venue ? C’est insensé ! Et le reste de mes pensées se meurt dans un vrai baiser que nous échangeons, là, par-dessus les reliefs d’un repas plutôt frugal. Sa bouche ! Elle sent le miel, la brimbelle, avec un petit côté sucré salé qui me chavire tout entier. Je suis ...