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Un jour ou l'autre...
Datte: 19/09/2023, Catégories: fh, médical, caresses, pénétratio, nostalgie, rencontre, Auteur: Jane Does, Source: Revebebe
... je sois assise face à lui pour me parler gentiment. — Bon, vous avez raison, Claude. Elle se mélange un peu dans ses souvenirs, mais c’est dû à son âge un peu, mais aussi à une grande fatigue également. Et puis je suis certain que les matins, elle retrouve toute sa tête, après une bonne nuit de sommeil. Mais parlez-moi de vous, de votre père ! Henri, le gentil fantôme qui hante Marine. Et de ce Michel qui lui rappelle aussi quelques souvenirs ! Vous aussi avez sûrement besoin de vous détendre, non ? — Je… je ne suis pas sûre que ce soit intéressant. Elle a vécu toute sa vie avec papa et, mon Dieu, s’il lui manque, je suppose que c’est normal. Quant à Michel… mon unique amour aussi. Mais je n’ai jamais pu lui donner ce qu’il attendait de moi… — Qu’attendait-il donc ? — Un enfant… mais vous êtes médecin et savez bien que malgré tous les progrès de la science, il reste encore des mystères inconcevables. J’en ai vu des grands pontes de la médecine, des professeurs, pour un bien piètre résultat. Finalement, mon mari, un jour a opté pour une solution plus simple, plus radicale. Surtout plus jeune aussi et au ventre plus vivant que le mien… Fin de l’histoire ! — Mais… pourquoi n’avez-vous pas refait votre vie ? Vous êtes une très belle femme, vous devez avoir des tas d’hommes à vos pieds. — Allons ! Je suis comme ma mère… la femme d’un seul homme et malgré, là encore, quelques tentatives avec des remplaçants plus ou moins zélés, j’en ai déduit que passer plus d’une nuit ...
... avec un homme équivalait à le faire fuir. Je me suis fait une raison depuis un bon moment déjà. — Je ne suis pas d’accord avec votre vision des choses. — Tant pis ! C’est la mienne, et je n’en changerai plus aujourd’hui ! — Dommage alors ! Il y a encore tant de beautés dans cette vie. Il se tait. Mais lui il semble être seul aussi. Alors, il devrait comprendre mon point de vue. Et puis qu’est-ce qui peut bien pousser un type pas trop mal gaulé à venir s’enterrer vivant dans un bled comme celui où nous vivons ? Je m’aperçois à contrecoup que je me suis livrée, que j’ai livré quelques-uns de mes secrets les plus tabous, mais que lui, de son côté, n’a pas daigné s’épancher, ne serait-ce que juste un peu. Nous ne sommes plus à égalité là ! Et pourquoi ne poserais-je pas moi aussi des questions qui me montent au cerveau ? — Mais vous, Julian ? Vous n’avez donc rien à raconter ? Pourquoi être venu vous encroûter dans ce « trou du cul » du monde ? Et ne me dites pas que c’est par pur plaisir du boulot, ou par amour pour… Pierre Marceau. — Non ! Je suis veuf et à même de comprendre les sentiments de votre mère. J’ai vécu des moments douloureux au chevet de ma femme. Et moi, le médecin rempli de certitudes, j’ai vu l’amour de toute une vie partir dans des douleurs qui m’ont fait frémir. Des heures passées à ses côtés, impuissant à prier un Dieu qui ne répond jamais à nos attentes. C’est tout. — Mais pourquoi ici ? Parce que visiblement, vous n’avez pas l’accent de notre ...