1. Un jour ou l'autre...


    Datte: 19/09/2023, Catégories: fh, médical, caresses, pénétratio, nostalgie, rencontre, Auteur: Jane Does, Source: Revebebe

    ... de communication entre salon et cuisine et je réveille maman.
    
    — Tu viens manger ? Les crêpes sont prêtes.
    — Ah ! Henri est là ?
    — Non, non, maman ! Viens.
    
    Elle s’appuie sur mon bras et nous voici toutes deux dans la cuisine. Là ses quinquets se posent sur le toubib qui est assis. Elle marque donc un temps d’arrêt, semblant un peu perplexe. Se souvient-elle que c’est elle qui a un peu forcé la main du docteur ? Pas sûr ! Et ses paroles en sont vite une preuve évidente.
    
    — Je vois que tu es venue avec Michel… Il va bien mon gendre ? Pourquoi ne venez-vous plus me rendre visite plus souvent ?
    — Maman… ce n’est pas Michel ! C’est le docteur… le remplaçant de Marceau.
    — Tu es malade, ma chérie ?
    
    Ses regards vont de lui à moi, un peu perdue, déboussolée. Attitude ambiguë qui me met mal à l’aise vis-à-vis de notre visiteur. Elle n’arrive plus à synchroniser ses pensées ? Et sa voix fluette qui comme un pavé dans la mare vient éclater dans une question presque brutale.
    
    — Et comment il s’appelle, le remplaçant de Michel ?
    — … ?
    
    Cette fois, c’est moi qui suis éberluée par ce manque de tact involontaire vraisemblablement. Mais voici que son invité surpris répond nonchalamment à cette demande abrupte et avec un certain humour même.
    
    — Je me prénomme Julian, Madame… quant à être le remplaçant de votre gendre, vous me flattez assurément.
    
    Là, je suis scotchée par sa réplique. Ce Julian veut dire quoi au juste ? Visiblement ses mots me sont plus destinés qu’à ...
    ... maman, qui elle ne s’occupe déjà plus que de la crêpe que je viens de lui servir dans son assiette. Elle la badigeonne d’une couche conséquente de confiture violette. Elle se désintéresse totalement de nous deux. Je coupe court à mes réflexions saugrenues.
    
    — Tu veux un verre de cidre, Maman !
    — Oui… ça ne peut pas me faire de mal, n’est-ce pas ?
    — Bien sûr… c’est du doux et il se marie fort bien avec ce sympathique dîner préparé par votre Claude.
    — Je suis heureuse que ma fille se soucie de revivre un peu. L’amour… c’est ce qui donne un sens à nos vies, ne croyez-vous pas ? Comment m’avez-vous dit que vous vous appelez ?
    — Julian ! Madame.
    — Oh ! Pas madame. C’est Marine et mon mari Henri. Mais il est… où est-il déjà ? Claude, tu sais où est encore passé ton père ?
    
    Je hausse les épaules et la mimique du toubib n’est pas faite pour me rassurer. Il mange face à moi et ses yeux se portent sur maman, comme s’il doutait de son diagnostic initial. Mais il se tait et je me sens un peu gênée aux entournures de dîner en tête à tête avec cet homme partiellement inconnu, avec en plus ma mère qui fait la chandelle. Un trio très étrange qui mastique un repas de mardi gras, bien loin de tout. Le gars a un solide appétit et il apprécie les myrtilles en confiture. Trois crêpes plus tard, Marine exprime le besoin d’aller se coucher. Je m’excuse auprès de notre convive et la guide vers sa chambre.
    
    À mon retour, ce Julian est toujours attablé, m’attendant sans impatience. Il attend que ...
«12...567...12»