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Vendue (4)
Datte: 30/06/2023, Catégories: Erotique, Auteur: Jane Does, Source: Xstory
... cœur de mon anatomie, un peu plus un peu moins, ne la rendra pas aveugle. Intriguée cependant par son penchant unique pour les femmes, je me permets quelques questions, embarrassantes pour la dame. — Alors ? Tu ne veux vraiment pas me dévoiler ton secret ? Quel est ce beau ténébreux garçon qui t’a expédiée au-devant de personnes de ton sexe ? — Tu es bien curieuse. Elle sourit. Derrière cette risette de façade, je la sens terriblement angoissée. Il me faut titiller, creuser davantage en profondeur, sonder son âme pour lui extorquer une réponse ? Ce faisant, je risque bien de la blesser et ce n’est en rien mon dessein. Je contourne ses défenses, pour mieux les assaillir subrepticement. — Jamais aucun autre n’a eu une chance de te plaire ? Parce que sur terre, ils sont nombreux nos bonshommes à nous tourner autour. — Ben… non ! Je crois que le destin m’a faite telle que je suis. Et les amours saphiques me conviennent parfaitement. J’y ai un gout certain et prononcé pour le sexe dit « faible ». Pourquoi lutter contre une tendance naturelle ? Tu ne deviendras toi non plus, jamais une vraie lesbienne. Tout au plus une bisexuelle si tu t’en donnes la peine ou les moyens. — Il doit ou devait être bien idiot celui qui te plaisait et qui ne t’a pas attrapée au vol. Je suis certaine qu’il doit le regretter encore aujourd’hui… s’il est au courant que tu l’aimais bien sûr. — Tu aimes ça hein, Cécile ? — Quoi ? Je ne… — Oh que si ! Je sens en toi le besoin de ...
... me tourmenter avec mon amour déchu… tu veux ainsi t’exonérer de nos actes ? Tu les juges contre nature ? Et tu as des remords d’avoir pris du plaisir avec une image de toi ? Je sens que ça te perturbe autant que moi… pas pour les mêmes raisons. — Arrête ! Pas de fâcheries entre nous ! Crois-moi ou pas, j’ai adoré cette autre façon d’aimer. J’en ai oublié jusqu’à ton sexe, et que tu étais femme, je veux dire. Mais où je suis d’accord, je ne saurai jamais me passer de ce qui fait notre différence avec les hommes. — Je vois. Merci pour ta franchise. — C’est moi qui devrais te remercier. Bon je t’essuie le dos ? — D’accord aussi ! Mais pas de galipettes, il est temps de te ramener à ta voiture. — C’est vrai ça ! Elle est toujours chez… Jean. Quand nous serons prêtes, nous irons la récupérer. — Oui… avec plaisir et j’espère que nous aurons l’occasion de nous revoir. — J’y tiens et je vais te donner mon numéro de téléphone. Ma porte te sera toujours ouverte Lysiane. — Seulement ta porte ? — J’ai Jean dans ma vie. Les coups de canif dans notre histoire, celui de hier soir et de ce matin… seront de bons souvenirs. Tu en fais partie. Elle me regarde avec une sorte de voile de tristesse qui fait monter une larme dans ses grands yeux. Pleurs de reconnaissance pour mes paroles ou de dépit pour mon amour pour Jean ? Difficile de départager ses sentiments. C’est de concert que nous nous habillons. Il n’y a plus grand-chose à dire, l’heure de la séparation va ...