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Vendue (4)
Datte: 30/06/2023, Catégories: Erotique, Auteur: Jane Does, Source: Xstory
Cette fois le silence est du côté des spectateurs. Tous attendent que Maxime reprenne ses enchères. Il ne sait plus trop sur quel pied danser. Il cherche visiblement dans la masse assise l’assentiment de Jean. Il me faut donc intervenir. — Je vois que Monsieur Maxime n’est guère enthousiaste ! Il veut l’approbation de son vieil ami, Jean ! Mais c’est bien à moi de décider ce que je fais de ma vie, de ma bouche, de mon… cul aussi. Qu’en dites-vous, mesdames et messieurs ? Allez-vous vous laisser spolier d’un vrai baiser ? Celui d’une catin ordinaire, mais éphémère je vous l’assure. C’est ce soir ou jamais ! Qui commence… ? Une ronde de chiffres lancée au hasard d’une assemblée surchauffée, de longs palabres pour un bécot et je sens que mes deux chevaliers servants sont pris à leur propre piège. Jean aussi se sent contraint à faire des offres successives, ce qui bien entendu fait grimper en flèche la somme faramineuse allouée à ce patin impromptu. Maxime calmement reprend la main, et c’est une autre femme, Lysiane, qui cloue le bec à tous ces riches piailleurs. Chose promise, chose due ! Elle monte sur l’estrade où je suis toujours dans une tenue d’Ève. Elle arrive devant tous, pour chercher ce qu’elle vient de payer le prix fort. Alors sans sourciller, je l’encercle de mes bras nus. Puis nos lèvres se rejoignent pour ce baiser chèrement acquis. Il nous emporte dans des sentiments divers. Moi je suis heureuse de ma petite vengeance et elle me semble satisfaite d’une ...
... pelle bien exécutée. Elle revient pour une seconde rasade, mais je la repousse gentiment. — Eh-là ! Doucement ! Le prix convenu est payé, j’ai rempli mon rôle, alors n’insistons pas trop ! — Dommage ! Je viens d’apprécier pour une fois d’embrasser une « dame courageuse ». Messieurs, vous avez encore du chemin à faire pour parvenir à un résultat analogue… merci Cécile, c’est un des meilleurs baisers que j’ai jamais reçu. — Normal ! Vu le prix qu’il vient de vous couter… il peut être bon. La salle rit d’un coup et tout le monde applaudit des deux mains. C’est un joyeux brouhaha. J’en profite pour ramasser jupe et chemisier. La femme embrassée me prend par la main. — Viens ! Filons à l’anglaise. Laissons ces vieux vicieux se gargariser de leurs efforts pour une cause noble pourtant. Nous courons vers une porte derrière nous et atterrissons dans un boudoir aux couleurs chaleureuses. Là, je prends quelques minutes pour me revêtir correctement. Mon embrassée me sourit. — Jean a bon gout. Dommage que… — Chut ! Bien, je veux rentrer chez moi et je n’ai aucun moyen de locomotion. Ma voiture est chez mon ami. — Qu’à cela ne tienne, je vais te ramener… si tu le permets bien sûr. — D’accord. Je me vois mal appeler un taxi dans cet accoutrement. — Oh ! C’était pour le folklore ! Nous voulions faire un truc qui sorte de l’ordinaire et tu as été parfaite dans ton rôle. — Jusqu’au dernier moment, j’ai bien cru que Jean m’avait vendu pour de bon ! Vous avez ...