1. Un zob de sourcier


    Datte: 11/09/2018, Catégories: cérébral, revede, méthode, nonéro, délire, Humour Auteur: Olaf, Source: Revebebe

    ... notion de surprise, dont l’homme est friand. Ce qui est sans doute lié à la condition de chasseur de l’homme primitif qui sommeille en chacun de nous. À cause de la relative simplicité de son imaginaire, et de sa nature bricoleuse, l’homme a en outre un besoin inné de « voir comment c’est fait ». D’où la puissante stimulation érectile d’attributs sexuels secondaires soudainement dévoilés, notamment de tétons durcis sous un T-shirt mouillé, d’une aréole révélée par une transparence imprévue du vêtement ou de tout autre dysfonctionnement vestimentaire, tel celui qui fit jaillir un sein nu de la robe de Sophie Marceau à Cannes.
    
    En règle générale, je constate d’ailleurs que les bandaisons les plus irrésistibles plongent leurs racines dans des comportements de séduction équivalents à la parade nuptiale des animaux. Dès qu’il a été confronté à ce genre de situation, l’homme ne peut plus s’en priver, et ces danses précopulatoires représentent pour une majorité d’entre eux une condition sine qua non à l’érection. J’en arrive donc à considérer quepour bien bander couché, il faut être séduit debout.
    
    Le mâle humain demeurant longtemps à un stade comportemental infantile, on trouve ensuite des images qui relèvent de tout ce qui a trait à l’allaitement et à la petite enfance. La vision des seins « par en dessous », et par extension la découverte de toute partie du corps féminin de bas en haut, constitue un exemple ...
    ... flagrant de ces réminiscences. C’est ce syndrome de l’escalier qui a si bien profité à Maude et son mari. Je ne pourrais cependant dire si la tendance naturelle qu’ont les hommes à vouloir retirer, voire arracher les sous-vêtements féminins malgré une évidente maladresse manuelle, relève du même principe infantile ou d’un désir profond de « déballer un cadeau » dont ils auraient été frustrés dans leur enfance.
    
    Reste une troisième constante dans la stimulation érectile que notre monde moderne a trop souvent tendance à occulter. Même s’il s’y refuse, voire s’il le cache avec véhémence, le mâle humain est fondamentalement animal, et toute manifestation de cette animalité constitue pour lui un puissant stimulus. Il y a donc un paradoxe certain à un refus de toute forme de pilosité féminine et l’indéniable nécessité naturelle de confrontation aux poils, à la toison et aux odeurs corporelles pour initier une ample bandaison, et donc le désir.
    
    Les risques inhérents à cette dualité des temps modernes sont difficiles à cerner. Il appartient toutefois aux femmes de trouver le juste milieu. Je ne doute pas qu’elles soient pour la plupart capables d’un tel exercice d’équilibriste, dès lors qu’il s’agit de soutenir leur mari là où il est le plus fragile. Ce qui n’empêchera en rien une profession comme la mienne de profiter d’un bel avenir avec celles qui ne se sentent ni la force, ni l’envie d’y arriver par leurs propres moyens. 
«12...4567»