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Un jeune homme à la capitale (8)
Datte: 27/06/2023, Catégories: Erotique, Auteur: JHaParis, Source: Xstory
J’arrivais dans les vestiaires au moment où la sonnerie retentissait. J’y étais seul, car les rares ouvriers et les ouvrières ne se changeaient pas le midi et les cadres avaient un vestiaire séparé. Le vestiaire des hommes où je me trouvais n’était équipé que de quelques armoires métalliques indiquant ainsi le peu d’hommes dans l’atelier. Nul doute que le vestiaire des femmes devait être autrement plus occupé. A l’extérieur du vestiaire, de l’autre côté du couloir, une rangée de portes donnaient accès aux douches des femmes et des hommes et aux w.c. J’enfilais rapidement mes vêtements de travail et me précipitais à l’atelier où je rejoins Mr Raymond, le directeur de production qui était avec Mr Leroy. — Ah notre jeune stagiaire, s’écria Mr Raymond d’un ton jovial. Mr Ruppert vous a enfin relâché. Monsieur Leroy se tourna vers moi. — Je suis responsable des ateliers. Mr Raymond supervise la production. Je vous laisse avec lui, il est votre tuteur dès cet instant. Vous vous référez à lui pour tout ce qui concerne votre travail. Vous serez entre de bonnes mains. En cas de souci, mon bureau vous est ouvert. Il tourna les talons, fit un pas puis se retourna vers moi. — Autre chose. J’ai fait la même école que vous. Il y a 20 ans. Alors, soyez-en digne... A bientôt jeune homme... Mr Raymond attendit qu’il se soit éloigné puis s’adressa à moi : — Allons-y petit. Ça t’ennuie si je te tutoie ? Tu as l’âge de mon fils. — J’allais vous en prier, Mr ...
... Raymond. — Pour cet après-midi, tu vas rester avec moi. Nous allons faire le tour des postes de travail et contrôler la production. C’est ce que nous fîmes. Passant d’un poste à l’autre, il me montrait les machines, leurs automatismes, les pièces qui en sortaient, les sécurités. Tout cela dans un vacarme assourdissant. Quelques fois, lorsque nous étions proches des machines, il fallait crier pour se faire entendre. Nous étions quasiment les seuls à nous déplacer, toutes les ouvrières étant en travail posté, c’est-à-dire qu’elles étaient devant les machines qu’elles alimentaient en pièces ébauchées. La machine ayant fait son travail, elles récupéraient les pièces finies qu’elles rangeaient dans des cagettes en plastique. Seules deux autres personnes se déplaçaient dans l’atelier. Un grand noir jeune et un petit homme assez âgé. Mr Raymond me les présenta : — Mamadou et Raoul. La paire la plus opposée que l’on puisse imaginer : un jeune noir costaud et un vieux blanc rabougri, dit-il en éclatant de rire. Voici notre nouveau stagiaire. Les deux hommes me serrèrent la main avec un sourire amical. Raoul était la mémoire de l’usine. Il connaissait les entrailles de chaque machine, leurs faiblesses, leurs caprices. Mamadou, sénégalais était son second. Il avait pour mission de prendre un jour la relève de Raoul qui petit à petit, lui transmettait son savoir. Ces deux-là s’entendaient comme larrons en foire. — Ce grand pendard de sénégalais espère me soutirer mon savoir, ...