1. Le projet artistique (68)


    Datte: 20/06/2023, Catégories: Erotique, Auteur: Yojik, Source: Xstory

    Maxime narrateur
    
    Dans les semaines qui suivirent la venue de nos amis, nous n’eûmes que peu d’autre occupation que nos révisions et la finalisation du projet. En tout cas d’un point de vue vie publique. En privée, je ne me privais pas de passer de délicieux et très passionnés moments avec Amandine, et elle avec moi. Mon amour pour elle ne cessait de croître et je ne parvenais plus à imaginer ma vie sans elle.
    
    Je pus profiter d’une séance de boxe du mercredi pour en parler aux autres. Les jumeaux, Olivier et Germain éprouvaient la même passion que moi pour leurs propres copines. Ça allait bien au-delà du sexe, qui nous pratiquions tous avec assiduité. Nous avions la conviction de pouvoir passer notre vie avec elles même si nous ne pouvions plus avoir de relation sexuelle avec elles.
    
    — Bref, vous êtes amoureux. Pas juste une amourette, un flirt, vous les aimez passionnément, indéfectiblement, résuma Paul.
    
    Il laissa un blanc de quelques secondes et enfonça le clou :
    
    — Ne cherchez pas à minimiser vos sentiments. C’est de l’amour passionnel, fusionnel, un coup de foudre permanent. Pas la peine de dire le contraire, vous avez devant vous un homme qui le vit tous les jours depuis de longues années.
    
    Devant cette vérité absolue qui nous frappait, nous n’avions plus qu’à nous rendre à l’évidence. Nous avions trouvé notre âme sœur. C’était bizarre de se le dire aussi clairement, limpidement, consciemment. Mes amis étaient tous un peu troublés de cette "révélation". ...
    ... Mon père et ma mère me trouvèrent un peu bizarre le soir-même.
    
    — Maxime, ça va ? me demanda mon paternel.
    
    — Hein ? Heu, oui, oui.
    
    — Pas de problème ? Tu as l’air tout perdu dans tes pensées...
    
    — Ah, non, je me suis aperçu d’un truc aujourd’hui à propos d’Amandine...
    
    — Ah... Et alors ?
    
    Je ne pus que rougir comme une pivoine mais mon père parut se demander ce que cela signifiait.
    
    — Un problème ? Une interrogation ? Si tu as besoin...
    
    — Non, tout va très bien. Parfaitement bien, d’ailleurs.
    
    J’avais commencé ma phrase avec quelques hésitations mais elle s’était finie pleine de certitudes. Le lendemain j’avais hâte de retrouver ma petite femme. Elle arriva tel un rayon de soleil et j’eus l’impression de la redécouvrir, de la voir comme je ne l’avais jamais vu.
    
    — Eh, bien, mon chéri, tu en fais une drôle de tête... Ça va ?
    
    — Oui, oui. Je t’aime.
    
    — Moi aussi, je t’aime.
    
    — Non, je veux dire je t’aime. Pour toute la vie. Tu es mon âme sœur.
    
    — Ah... Vous êtes mignons les gars. Mais il vous en faut du temps, me dit-elle en passant tel un ange.
    
    Je la suivis comme un petit chien et lui demandai :
    
    — Qu’est-ce que tu dis ?
    
    — Allez, après tout ce qu’on a vécu et ressenti, c’est seulement maintenant que tu comprends ? Liz et Carine m’ont appelé hier soir, Oliv et Fil ont été plus rapides que toi. Vous croyez qu’on aurait eu envie d’aller aussi loin si nous ne ressentions pas ça ? Sylvie aime bien votre côté à ne pas trop vous poser de questions ...
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