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Le projet artistique (68)
Datte: 20/06/2023, Catégories: Erotique, Auteur: Yojik, Source: Xstory
... Thuringe ou de RDA, je me sentais émerveillée par tout ce que j’avais vu par la fenêtre de mon wagon. J’avais hâte de revoir cette petite bande de cochons qu’étaient les élèves de Paul et Elisa. Leur venue m’avait bien plu et depuis je passai régulièrement du bon temps avec les élèves de Dieter, avec Dieter et Hanna aussi. Je retrouvais depuis quelques mois, la Gitta aventureuse que j’étais quand Elisa était encore avec moi. Je me sentais rajeunir même si je n’étais pas bien vieille encore. J’étais dans la bonne tranche de la trentaine mais je sentais l’horloge tourner. Depuis quelques temps, elle semblait s’être arrêtée ou avoir fait marche arrière. J’étais aussi pleine de doutes. Je souhaitais revoir Bertrand et François. Les amis de Paul n’avaient jamais quitté mon esprit et même s’ils pouvaient être désormais en couple, je voulais les voir à nouveau. Pas forcément pour baiser comme nous l’avions fait, juste pour parler, entendre leurs voix, sentir leur odeur, toucher leur peau peut-être. Depuis de longues semaines, depuis que j’avais décidé de venir, je m’étais plongé dans des méthodes d’apprentissage du français. Dieter m’avait beaucoup aidé mais j’étais loin du niveau de ses élèves. J’avais l’impression qu’aucun Français ne serait en mesure de me comprendre. Dieter m’avait rassuré et m’avait dit que je me débrouillais assez bien pour me lancer dans des phrases simples. Par contre, en louant des films en français au vidéo club, j’avais bien amélioré ma ...
... compréhension orale et j’en étais contente. J’espérais que mes efforts allaient me permettre d’échanger avec eux, s’ils venaient. Elisa m’avait dit qu’ils avaient été ravis d’apprendre que je souhaitais les rencontrer. Mais j’avais peur qu’ils changent d’avis au dernier moment. L’arrêt brusque du train me sortit de mes pensées et je me précipitai sur le quai avec mes bagages. A peine descendue, je sentis Elisa me serrer contre elle. Je la pris aussi dans mes bras et nous restâmes quelques secondes comme ça. Paul patienta à côté, tout heureux de voir sa femme aussi pleine de joie. Une fois libérée, il me fit une bise à la française ; ce qui me fit bizarre. —Gitta, ma chérie, je suis si contente de te voir ici... — Moi aussi, je suis contente, répondis-je en français. — Oh ! Tu parles français maintenant ? s’étonna Elisa. — Oui, un peu. Je ai appris pour parler à François et Bertrand. — Eh bien, ils seront contents de l’apprendre. Et ils seront touchés de tes efforts, me dit Paul en détachant suffisamment les mots pour que je comprenne. — Oh, ils veulent toujours voir moi ? —Bien sûr ! Ils ne t’ont jamais oubliée ! Elisa me parlait toujours en allemand mais j’insistai pour qu’elle se restreigne au français. Je voulais pratiquer intensivement pour le court laps de temps que j’avais avant de les rencontrer. — Allez, viens à la maison, j’ai trop hâte de te faire dormir chez moi, comme quand nous étions petites. — Parle doucement, Elisa. Gitta ne va pas ...