-
Bouleversante rencontre
Datte: 16/06/2023, Catégories: fh, hplusag, couleurs, inconnu, campagne, amour, cérébral, revede, caresses, pénétratio, mélo, aventure, Auteur: Onyx31, Source: Revebebe
... de serviette. Évidemment, après une journée de moto sur la piste, je dois faire peur à voir. Une fois débarbouillé, elle m’invite à entrer. Connaissant leurs coutumes, je laisse mes bottes d’enduro et mes chaussettes à l’infecte odeur dehors. L’intérieur de la pièce principale est couvert de tapis élimés. Sur la droite, trois portes dont les deux du fond occultées par d’épais rideaux. Il fait sombre, seules deux petites ouvertures laissent diffuser un peu de lumière. Sur le mur opposé, des coffres de rangement, et, contre celui de gauche, de grands coussins sont disposés de sorte à créer un sofa à même le sol, face à une table basse. Dans le coin, à l’entrée, trône pour tout chauffage un poêle à bois confectionné dans un vieux bidon d’huile. Elle me fait asseoir. Je m’exécute accompagné par les deux garçons, la fillette et sa mère disparaissant toutes deux par la première porte. La petite réapparaît rapidement en déposant du miel, des gobelets plastiques et de l’eau, puis repart. Ne la voyant pas revenir je me lève et vais la rejoindre. Elle aide sa mère dans la cuisine, enfin, plus exactement, une simple pièce au sol en terre battue où plats, assiettes, et autres ustensiles s’entassent dans un coin. Près de la porte, un petit poêle à bois sur lequel chauffe de l’eau. Par terre, des pierres maçonnées forment le foyer pour la cuisson. En son centre, un grand cercle de fer surélevé reposant sur quatre pieds. C’est un système assez courant aperçu de nombreuses fois. Il ...
... est possible d’y adjoindre, soit une grande plaque métallique pour cuire les galettes ou griller la viande, soit un chaudron pour préparer le ragoût de mouton. Les deux filles sont assises sur de petits tabourets d’une vingtaine de centimètres de haut et préparent des galettes, la petite remuant la pâte et sa mère l’étalant sur la plaque brûlante. Je me fais copieusement houspiller par de grands signes m’intimant l’ordre de sortir ; dans leur culture, les hommes n’ont rien à faire là, je ne le sais que trop bien. Mais peu importe, respecter ne veut pas dire cautionner, même si ce n’est pas toujours simple de jongler entre les deux. Aujourd’hui je n’ai pas vraiment l’intention d’en rester là. Je vais à ma moto chercher la viande achetée tantôt, du sucre en poudre, du café soluble et des petits gâteaux secs qui me font souvent office de petit-déjeuner quand je bivouaque. Je dépose le tout sur la table, excepté la viande que j’apporte à la mère. Elle semble un peu gênée, mais n’ose protester. Elle ne sait trop quoi dire, et, de toute façon, je ne comprendrais rien. C’est donc parfait. Mais j’ai trop voyagé pour ne pas savoir que bien souvent, pour faire honneur à leur devoir d’hospitalité, les plus pauvres sont prêts à sacrifier plusieurs jours de subsistance et que les premières victimes, comme trop souvent, en seront les enfants. Aussi, contribuer en partageant ce que j’ai me semble le minimum que je puisse faire. La petite fille revient avec un plat de galettes encore ...