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Looking for Manara. Chapitre III. La cascina.
Datte: 27/03/2023, Catégories: A dormir debout, Auteur: Iovan, Source: Hds
... Je décidai de jouer de mon seul avantage : la surprise. J'avais repéré, dans l'entrée, un sac de golf, je me saisis d'un fer numéro trois, me dirigeai vers la pièce, que je traversai rapidement, et avant qu'ils aient eu le temps de réaliser ce qu'il se passait, je les étendais pour le compte. Ma belle, surprise par le remue ménage, se leva d'un bond, alarmée. Il valait mieux, pour l'instant ne pas parler. Fouillant les poches des deux gros lards, je trouvai ce que je cherchais, dans la poche de veste du second . Un trousseau de clefs sur lequel, figurait le sigle Audi. Je m'emparai du poignet de ma Belle. — Suis moi ! Je l'entraînai , dans mon élan, comme un pantin...Elle n'avait pas encore eu le temps de complètement intégrer ce qui venait de se passer. Au moment où nous traversions l'entrée, une vieille domestique, en tenue, surgit de la cuisine, braquant un automatique sur ma chérie. Je lui votai une généreuse ration de numéro trois...elle sombra dans le coaltar sans demander son reste. A distance, je fis jouer l'ouverture des portes, ouvris, côté passager, y propulsait d'une bourrade, ma belle protégée, fis, au sprint, le tour de la voiture. Contact ! Et dans un rugissement de pneus, nous franchissions l'imposant portail de la cour fermée. — Mais, enfin, tu vas m'expliquer ce qui se passe ? — Il ne se passe rien ! Tu ne me vois pas, nous roulons vers Milan dans une voiture que j'ai volée à des maffieux qui te retenaient prisonnière, après les ...
... avoir mis sur le carreau. Mais, c'est tout à fait normal ! Tu vois, j'apprends à gérer les situations au mieux, à l'instant « T ». Je déconne ma chérie ! Je suis si heureux de t'avoir retrouvée ! — Oh ! Moi aussi, Mick ! — Mick ? Alors, je suis, moi, Mick, et non l'homme invisible... —Tu m'as fait l'amour si différemment... Une femme ne se trompe pas là- dessus... et tu ne sens pas ce fichu caramel ! — Il faudra que tu m'expliques... Tu n'apparais à aucun moment, dans « Le parfum de l'invisible ». —Oui, chéri, mais, c'est un peu compliqué, tu sais ! Nous roulions à tombeau ouvert, sur ce qui devait être un chemin vicinal, sautant du coq à l'âne, je lui demandai : — Mais, que s'est il passé, quand tu es sortie des toilettes ? — Rien ! Je me suis aperçue que tu n'étais plus là, et j'ai pensé que tu étais retourné au compartiment, j'y suis allée, et je me suis rhabillée. Peu après, je suis ressortie du compartiment, car j'ai senti cette odeur odieuse.... —Celle du contrôleur ? —Oui, peut-être. Alors, il y a eu ce grand bruit et j'ai dû tomber du train... — Mais... Tu n'as pas un bleu, pas une égratignure... — Toi, non plus. Une fois , encore, elle avait raison. Une fois de plus, j'étais un con. Con, de ne pas être capable de prendre en compte, que ce que je pouvais accepter pour moi, si incroyable que cela puisse paraître, pouvait... éventuellement, l'être pour d'autres, spécialement pour ceux qu'on chérissait. Et je chérissais, cette ...