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Vendredi, très envie ! (1)
Datte: 09/03/2023, Catégories: Divers, Auteur: Doogy Woogy, Source: Xstory
... J’essayai de raisonner. Il me fallait de l’aide. J’en serais quitte pour la honte de ma vie. J’avais appelé mes amis toute la journée : tous injoignables. Appeler les pompiers ? Ils débarqueraient avec leurs gyrophares qui ameuteraient le voisinage… adieu discrétion. Un coup de tonnerre éclata. Il ne manquait plus que ça ! Sur mon poteau métallique, je risquais un coup de foudre bien plus dangereux que celui qui m’unissait à lui. La une du journal local afficherait mon humiliation posthume. Je fis une nouvelle tentative pour me dégager. Je sautillai sur ma jambe valide, mais mes sphincters, refermés derrière la boule, ne pouvaient la laisser passer ainsi. Je me mis à espérer le passage d’une brave personne se précipitant chez elle pour s’abriter de l’orage qui menaçait. Une fois ma honte bue, je m’en retournerais moi aussi. Mon cerveau pédalait à toute vitesse. Mon patron habitait un quartier voisin. S’il répondait, il arriverait sans trop tarder. Pour ce qui est de la honte, ce serait encore un moindre mal. Sa femme n’était pas une foudre de guerre en matière de sexe ; j’avais eu l’occasion de le soulager sur et sous son bureau. Il rirait de la situation mais garderait pour lui ma mésaventure. Première tentative. Pas de réponse. Les premières gouttes s’écrasèrent au sol. Grosses. Pourvu que ça ne tourne pas à la grêle ! Je fis défiler ma liste de contact à toute vitesse. Marina ne se couchait jamais tôt ; elle ne m’en voudrait pas de la réveiller si par un ...
... malheureux hasard elle dormait déjà. Il y avait la possibilité qu’elle réponde. Personne ! Mon désespoir enflait, tout comme ma cheville. Nouvel appel vers le boss. Des gouttes plus régulières tombèrent. Rien ne me serait épargné ! Les feuilles crépitaient sous l’assaut de la pluie. Si le poteau que j’avais choisi m’abritait de la plupart des fenêtres, pour ce qui était de l’averse, c’était raté. Mes vêtements furent vite trempés. En quelques minutes, une désagréable sensation de froid m’envahit. Le tonnerre continuait de rouler. La fatigue ajoutée au froid, je claquais des dents. Quelqu’un courait. Prenant mon courage à deux mains, j’interpellai l’inconnu. À sa façon de s’exprimer, je regrettai déjà de l’avoir fait. Je sollicitai son aide puisqu’il était trop tard pour reculer. Façon de parler parce que je ne pouvais ni avancer, ni reculer. Lorsqu’il comprit la situation, il rit. Je ne pouvais lui en vouloir. La situation était risible, sauf pour moi. Peut-être un jour… — Je t’aide, mais tu me suces avant. — Quand bien même je voudrais, je ne peux pas. — T’es vraiment une grosse pute pour t’enfiler un truc pareil… Il s’approcha d’un autre poteau pour une meilleure estimation de la taille de ce qui m’immobilisait. Vu la tournure des évènements, j’avais une boule au ventre, dans tous les sens du terme. Il revint vers moi, avec la claire intention de profiter de la situation. — Putain, t’as réussi à te carrer un truc pareil dans le cul ? Tout le monde doit te passer ...