1. Maïa la belle


    Datte: 13/02/2023, Catégories: fh, couple, bizarre, fsoumise, portrait, Auteur: Roy Suffer, Source: Revebebe

    ... Ah oui. Vous aimez ça les mariages vous ?
    — Pas du tout, j’en ai horreur. C’est pourquoi je pars, je les avais prévenus que je ne resterais pas jusqu’au bout.
    — Ben alors, pourquoi vous êtes venu ?
    — Parce que je voulais leur faire plaisir et qu’en plus j’étais le témoin du marié.
    — Ah ok.
    — Et vous ?
    — Quoi moi ?
    — Pourquoi vous êtes venue ? Pour foutre la merde ?
    — Ouais, j’aime bien. Et puis je suis la cousine de Sylviane.
    — Mais… Pourquoi vous êtes comme ça ?
    — Comment comme ça ?
    — Chiante ?
    — Pour plein de raisons. D’abord parce que j’ai toujours été comme ça, j’ai une réputation à tenir…
    — Et puis ?
    — Et puis… Et puis ça vous regarde pas.
    — Vous êtes jalouse de Sylviane ?
    — Pfff… Ça va pas !
    — Alors quoi ? Dites ! J’essaye juste de comprendre. J’ai bien vu que vous le faites exprès, mais je ne comprends pas pourquoi ? Quel intérêt ?
    — Y a pas d’intérêt. Je suis chiante parce que j’ai envie d’être chiante.
    — Ok. Et ça vous a pris quand ?
    — …
    — Hein ?
    — Rhoooo, mais c’est la police !
    — Non, l’inquisition. Allez, déballez que je comprenne.
    — Ça m’a pris quand j’ai compris que j’étais un petit boudin, une petite grosse, tout juste bonne pour une tournante dans une banlieue pourrie. Mais ailleurs, que dalle ! Pas un type bien qui s’intéresse à moi, le désert affectif le plus complet. Et toutes mes copines, mes cousines, toutes ces nanas souvent connes comme des balais et moches comme des thons, toutes elles se marient. Moi, néant.
    — Ah oui. ...
    ... Jalousie.
    — Mais non, dégoût. Ça vaut la peine de faire des supers études pour vivre super seule !
    — Vous faites quoi comme études ?
    — Sciences Po.
    — Pas mal. J’étais sûr que ça n’était pas un BTS mode !
    — Pourquoi vous dites ça ?
    — Parce que… Fagotée comme vous l’êtes, vous ne risquez pas de provoquer une hécatombe.
    — Mais de quel droit vous jugez ma tenue ?
    — Oh, d’aucun droit. Juste du droit de ce que voient mes yeux. Du droit d’un homme plus âgé que vous et qui a un peu plus d’expérience… Au fait, vous avez quel âge ?
    — 28
    — 28 ans, Sciences Po, s’appelle Maïa (je croyais à une blague) et malgré ce feuilleton à la con, Maya l’abeille, s’habille en rayures jaunes et noires, horizontales, qui grossissent donc, ne porte pas de talons, ne porte pas de chignon, mesure un mètre cinquante et ne fait rien pour s’allonger.
    — Ho-là, ho-là. D’abord c’est un mètre cinquante-deux.
    — Oh pardon.
    — Et puis, c’est pas des talons, ou un chignon, ou des rayures à l’envers qui vont me faire grandir. C’est un mètre cinquante-deux, point.
    — Vous avez tort. Admettons des talons de 8 centimètres, et vous mesurez 1, 6 m ; une belle choucroute sur la tête, de 6 à 8 centimètres, et vous voilà rendue à 1,68 m. Une couleur, une coupe de vêtements qui amincissent et vous paraissez encore plus grande. Tout est dans l’apparence. Vous passez près d’une femme d’un mètre soixante-dix en talons plats qui se tient mal, comme vous, et vous paraissez plus grande qu’elle.
    — Vous croyez vraiment ce que ...
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