1. La liste de Noël (8)


    Datte: 09/02/2023, Catégories: Trash, Auteur: Victor_lepieux, Source: Xstory

    ... que je change de méthode et que je lui ôte cette idée de la tête.
    
    « Il n’y pas eu viol, je suis une perverse. J’adore qu’on me fasse subir des humiliations sadiques, » j’essayai de sourire en disant ça, comme si c’était coquin et presque banal.
    
    — Quoi ?! Qu’est-ce que vous racontez ? Vous ne pouvez pas aimer dans ce délire… Vous avez marqué : "Suce des bites" sur le front ! »
    
    — Quand on me marque au fer ou qu’on m’écrit dessus ça m’excite... Que tout le monde sache quelle sale pute je suis, ça me fait mouiller, j’ai même un tatouage nazi, et un autre de pute à black…
    
    — J’arrive pas à y croire, vous êtes cinglée.
    
    — Regardez sur le net ; il y a des vidéos de moi. Dans l’une j’avoue que je suis une grosse salope, et que j’aime me faire baiser par tout le monde.
    
    — Bordel… il vous faut un psy, jeune fille. Et pas mal d’années de thérapie... »
    
    Elle quitta la salle me laissant seule un bon quart d’heure. Puis un nouveau flic entra. C’était un homme de grande taille, brun, avec un visage carré. Il devait être au courant de ce que j’avais dit, car contrairement à la première policière qui avait d’abord eu un regard de pitié, lui me matait les seins ouvertement et avait un sourire goguenard.
    
    « Alors, il parait que c’est un jeu sado-maso tout ça.
    
    — Oui officier.
    
    — Eh bien, ce genre de jeux, ça doit se faire en privé, en allant sur la voie publique comme ça, vous êtes bonne pour un délit d’exhibition sexuelle soit un an de prison et quinze mille euros ...
    ... d’amende.
    
    — Quoi ?
    
    — Ce sera sans doute moins. Ça, c’est pour ceux qui se masturbent devant de jeunes filles… mais tu vas quand même avoir droit à des travaux d’intérêts généraux de plusieurs mois…
    
    — Mais j’étais pas volontaire ! Parce que… c’est mon copain qui m’a largué comme ça en pleine rue, pour me faire une blague. Moi je savais pas ce qui allait se passer.
    
    — Alors, donne-moi le nom de ton copain. »
    
    Je me taisais. En temps normal j’aurais balancé un nom, genre Jean, Rémi, Julien ou Lucien, mais ça n’aurait fait que rajouter une ligne de plus à ma liste, genre : "Mens à la police". À la place je répondis :
    
    « Pour ce qui est de ce radar que j’ai cassé, vous allez me donner une punition ?
    
    — Dégradation de bien public, quarante-cinq mille euros d’amende et trois ans de prison. J’ai l’impression que ton cas ne s’arrange pas. Mais peut-être qu’aller en prison, ça fait partit des trucs pervers que tu kiffs…
    
    — Non… pas vraiment, » dis-je en me rappelant le gang-bang que j’avais subi par la fraternité aryenne. « Et puis j’ai pas l’argent pour l’amende… on peut pas s’arranger autrement ?
    
    — Je suis pas un sadique, et je prends pas les paiements en nature, surtout venant d’une perverse psycho. Alors je crois que pour toi, ça va être la cabane… quoique…
    
    — Quoique ?
    
    — Non, rien. Ça irait contre les règles et… »
    
    Le flic semblait partagé, comme s’il avait vraiment envie de dire quelque chose, mais qu’il en craignait les conséquences. Je me mis à sourire et ...
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