1. La liste de Noël (8)


    Datte: 09/02/2023, Catégories: Trash, Auteur: Victor_lepieux, Source: Xstory

    Vendredi 30 décembre 13h00
    
    Je me retrouvais le corps couvert d’écritures dégradantes, marquée au fer rouge sur les fesses de « SALE PUTE », mes vêtements étaient en lambeaux. Je m’assis sur un banc et me mis à pleurer sur mon sort. J’avais besoin de quelques minutes de respiration. De pouvoir laisser mon corps récupérer, de ne penser à rien même si je savais que ce répit ne pouvait être que de courte durée, autrement je n’aurais jamais le temps de finir la liste. Je réussis à sécher mes larmes et après avoir repris mes esprits, je décidai de rentrer à la maison, je m’y laverai et remettrai des habits propres et intacts.
    
    Mais alors que je m’engageais dans la rue, je tombai sur deux flics ; ils me stoppèrent net : « Madame… Qu’est-ce qui vous est arrivée ? »
    
    Je pensai immédiatement à dénoncer les trois sales types qui m’avaient mis dans cet état, mais… si je me plaignais est-ce que cela ne montrerait pas que je n’avais pas accepté ma punition ? Et dans ce cas, j’aurais peut-être la tâche à refaire ; je ne pouvais pas prendre ce risque. Je décidai de faire profil bas :
    
    « Rien… il ne m’est rien arrivé, je rentrai chez moi…
    
    — Vous devez être en état de choc, restez-là, j’appelle une voiture.
    
    — Non ! je dois partir.
    
    — Jeune fille, si vous partez avec ce qui vous reste sur le dos, je devrai vous arrêter pour outrage aux bonnes mœurs. »
    
    Je me tus, et refusai de répondre aux questions qu’ils me posèrent sur ce qu’il m’était arrivé. Je me fis embarquer et ...
    ... amener jusqu’au commissariat. On me conduisit jusqu’au bureau d’une policière qui voulut prendre ma déposition :
    
    « Vous avez subi des abus sexuels, vous vous êtes fait violer ? »
    
    Je niais, même j’avais du mal à expliquer le sperme frais qui me coulait encore sur les jambes. Alors plutôt que de continuer sur cette voie, j’embrayais sur une autre tâche de ma liste :
    
    « Écoutez… je dois vous avouer un délit. J’ai fracturé un radar.
    
    — Pardon ?
    
    — Le radar le long de la route Saint-François d’Assise. J’ai donné quelques coups de marteau dessus. C’était un pari avec des copines vous voyez…
    
    — C’est… concentrez-vous sur ce qui vous est arrivé ce matin. »
    
    Elle pensait toujours que je divaguais, que j’étais en état de choc. J’en profitais :
    
    « Faites-moi plaisir, dites que vous me pardonnez pour avoir dégradé la propriété publique, s’il vous plait !
    
    — Très bien je vous pardonne. Pour en revenir… »
    
    Je la laissais parler et regardai la liste. La ligne n’était qu’à moitié barrée. Si je voulais une rature définitive, il fallait qu’elle ait conscience de la gravité de mon acte.
    
    « Et vous devez aussi me donner une punition, dis-je
    
    — Qu’est-ce que vous racontez ?
    
    — Il faut me punir pour avoir abîmé ce radar.
    
    — Le mieux est que j’appelle vos parents. Est-ce que vous avez un numéro où je peux les joindre ? »
    
    Si elle appelait mes parents, et qu’ils venaient me chercher chez les flics, ça compterait à coup sûr comme d’avoir été désagréable avec eux. Il fallait ...
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