1. Aéria


    Datte: 27/01/2023, Catégories: fh, couple, prost, amour, fsoumise, confession, rencontre, Auteur: Asa.a, Source: Revebebe

    ... brûlé ! Mamy… maman… des mots que j’aime entendre. Des mots qui m’assurent que j’ai fait le bon choix.
    
    La sonnette… le code de sécurité ? C’est elle. Une jolie jeune femme brune au sourire fatigué apparaît dans la porte. Elle lève ses deux pouces. Et murmure : « acquittement ».
    
    — Un miracle… quand tu as pris ce dossier, ta première affaire… il n’y avait aucune chance ! Et tu as tout épluché. Tout durant de très longues heures ! Et ce soir la joie du verdict récompense tes efforts, nos efforts. Il y a un début de justice…
    — Qu’est-ce qu’elle dit ?
    
    Aéria rit de son rire qui me réchauffe le cœur et part dans une discussion où mon bulgare naissant n’arrive pas à suivre. L’heure étant dépassée, nous nous asseyons à table… Mamy me regarde… c’est à moi. Je prends la main de ma belle, et la posant ensemble sur le pain :
    
    — Merci, mon Dieu, de veiller sur notre famille d’aujourd’hui, de lui donner ce pain pour qu’elle soit heureuse et grandisse.
    
    Quelques mots courts, mais mon cœur y est. Quelques mots en français… qui sont immédiatement suivis de mamy :
    
    — Qu’est-ce qu’y dit ?
    
    Et ma traductrice préférée parle pendant cinq minutes pour expliquer le sens d’une courte phrase. Le repas c’est le moment des échanges quand deux parents travaillent. C’est aussi le moment de lui dire que je vais probablement signer le contrat qui officialisera la filiale bulgare de mon employeur français.
    
    — Et j’allais oublier le coup de téléphone du commissaire. Il pense avoir trouvé ...
    ... sa trace en Belgique… Il m’a demandé si tu pourrais faire un aller-retour pour être sûre la semaine prochaine. Je lui ai dit que si c’était Martha… tu ferais l’aller et le retour avec elle. J’attends confirmation de la date, mais je m’occupe de tes billets.
    
    Je te sens soucieuse. Il me faut attendre d’être seul avec toi, dans notre chambre pour savoir. Savoir que tu t’es accrochée avec le boss, le patriarche, celui qui impose le respect, uniquement parce que tu as accepté de t’occuper de la fille qui poireautait dans l’entrée. Uniquement parce qu’elle ne pouvait pas payer son avocat. Et surtout parce qu’elle venait de la rue et voulait cesser. Et toi, la nouvelle, pour « un Leva » tu te lances tête baissée…
    
    Le patriarche t’a rappelé les domaines d’intervention du cabinet, a fait pression pour que tu abandonnes. Te connaissant, ton retard ce soir au repas vient de là.
    
    — As-tu eu le dernier mot ?
    — Il est trop tôt pour le savoir.
    
    Tu sais juste que le nom du cabinet ne devra pas être cité… Que tu le fais en ton nom, sur ton temps. Parce que tu es toi. Et que je t’aime comme cela !
    
    Tu t’endors tendrement contre moi. Aéria, ma femme…
    
    Le réveil !
    
    Que les nuits sont courtes avec toi. Ton visage est encore un peu fatigué. Je file à la cuisine, mais mamy m’a encore précédé. Un grand sourire. J’installe le petit-déjeuner…
    
    Aéria a rendez-vous très tôt avec la jeune fille d’hier.
    
    Jan nous a rejoints… et même si je me sens un peu à l’écart, le rire, le chahut ...