1. Aéria


    Datte: 27/01/2023, Catégories: fh, couple, prost, amour, fsoumise, confession, rencontre, Auteur: Asa.a, Source: Revebebe

    ... là-dedans.
    
    La troisième possibilité est d’affronter, de se battre. Mon pays veut rentrer dans l’Europe, il a besoin de gens honnêtes qui se battent pour amener la justice. Je suis avocate grâce à toi, je peux faire quelque chose… Je peux rentrer, trouver un travail dans un cabinet sérieux, réputé, et me battre pour la justice à ma façon, en m’appuyant sur ma famille, les amis. Je serai en danger mortel ? Oui, mais si je veux donner un sens… J’ai été toute la matinée à l’église orthodoxe de Paris… j’ai prié longuement pour que mon choix soit juste. Pour que mon choix ait un sens. En faisant cela, je donne un sens à ma vie, et je crois que j’en suis capable.
    
    Demain, en fait vu l’heure, aujourd’hui, je dirai au commissaire que le temps de trouver un appartement dans un quartier correct de Sofia, le temps d’avoir mon contrat avec le cabinet d’avocat que m’a recommandé mon professeur, je prendrai l’avion pour Sofia avec Jan. Je laisserai mon cœur ici avec toi. J’espère que tu me comprends. J’ai une dette immense envers toi, une dette que je ne pourrais jamais rembourser. Même si j’ai estimé l’argent que je te devrais en espérant que tu seras patient.
    
    Sa voix se casse… et ses larmes si longtemps retenues s’écoulent. Je suis brisé, d’un mot elle raye nos projets, notre vie ensemble… mais à la sentir, pas notre amour. Je me rappelle ces mots devant la flamme des bougies, autour du vin qui faisait briller ses yeux… hier soir, il y a un siècle… « Je t’aime Marc… je t’aime à ...
    ... la folie, quoiqu’il arrive, ne l’oublie jamais » Tu savais… Oui… si tu devais mourir demain ! Tu as décidé pire que cela…
    
    Le facteur sonne, Aéria vient de sortir, je suis seul dans l’appartement. Un recommandé. Je signe. L’ouvre… Une lettre accompagnée de deux billets. Deux allers simples Paris-Sofia, dans trois jours.
    
    Une envie de crier… jusqu’à ce que tout s’arrête.
    
    Une image. Un sourire. Une petite gamine, une petite voix douce :
    
    — Nous pouvons prier Dieu qu’il nous aide à faire le bon choix, mais nous sommes responsables de nos choix
    
    FIN
    
    Qu’est-ce qu’y dit ? (épilogue)
    
    — Jan ! Quelle heure est-il ?
    — 19 h 30, mamy.
    — Maman ne devrait plus tarder, descends donc le chercher, qu’il t’aide à dresser la table.
    — Je lui ai fait signe, il est au téléphone.
    
    Je quitte mon bureau content de cette journée. Les choses se présentent mieux. Un premier contrat se profile à l’horizon. Cela me change, de faire du commercial en plus de la création. J’aime bien. Quelques marches de plus, et me voilà dans l’appartement. Mon grand bonhomme a commencé à mettre le couvert. Un instant important dans notre famille, le repas. J’espérais son coup de téléphone, mais non… nous devrons attendre encore un peu.
    
    L’odeur qui s’échappe de la cuisine m’ouvre l’appétit. Mamy laisse échapper un juron ? Je me retourne vers Jan :
    
    — Qu’est-ce qu’elle dit ?
    
    Jan rigole et avec ses mots me fait comprendre en mi-bulgare, mi-français, que si maman ne se dépêche pas, le repas sera ...