-
Un si gentil fantôme (2)
Datte: 27/12/2022, Catégories: Divers, Auteur: Jane Does, Source: Xstory
... cou. Il n’y a rien d’érotique ou de mal intentionné dans la démarche entreprise par le bras féminin. Arrivée sur le visage, cette main en suit le profil. Enfin, le jeune homme sent l’ensemble du corps de Maryse qui se soulève un peu. Un courant d’air signale qu’elle approche ses lèvres de la joue et un bisou remet un peu de calme dans tout cela. Ensuite, la femme se recroqueville contre le corps du garçon alors que son bras se met à la recherche de celui de Gaétan. Une fois la main calée dans la sienne, il perçoit le relâchement total de ce petit être fragile qui ne bouge plus. Lui reste de longues minutes dans une position où elle a posé sa tête contre son épaule. Ne pas faire un mouvement, la laisser se reposer, attendre. C’est la seule solution. Au bout d’il ne sait combien de temps, sa respiration est rythmée, elle s’est endormie. Sur le ventre du type allongé, le serpent garde toujours une forme olympique. Quel supplice de la savoir si proche, si présente et de chercher un moyen de dériver son esprit pour oublier son érection ? Les minutes deviennent des heures et finalement, sans trop savoir comment, il finit lui aussi par s’enfoncer dans une nuit peuplée de rêves spéciaux. Les hommes bandent souvent au réveil pour bien des raisons. Là, pas besoin de chercher midi à quatorze heures. Ce qui le met dans un pareil état a la peau très douce et garde une chaleur communicative. De plus, son bras qui dérive en travers du corps de la femme approche le dessous d’un ...
... sein qui ne demande qu’une caresse. Il se retient pour la énième fois et se tourne pour éviter qu’elle ne ressente trop cette barre qui frôle ses fesses. Il se tourne, se pousse, de manière à ne plus la toucher. Mais elle aussi s’ébroue et sort lentement du néant. Elle se soulève de nouveau, et un bisou aussi délicat que celui donné avant de s’endormir claque sur la joue de Gaétan. Puis sans se préoccuper plus de lui, elle quitte le lit. Le glissement de ses petons sur le sol lui indique qu’elle arrive déjà dans le couloir. Il ferme les yeux, se demandant s’il a seulement rêvé cette situation improbable. Comme pour les levers précédents, les arômes d’un café frais viennent rapidement titiller ses narines. — xxxXXxxx — Quinze juin L’incroyable propension à faire abstraction de tout ce qui se passe autour d’elle est un refuge pour Maryse. C’est du moins ce à quoi songe en cet instant le jeune gars qui se lève et suit la silhouette fine qui trottine dans sa cuisine. Elle sert le petit-déjeuner sans une once de trouble. Il est là, elle aussi et tout parait « normal ». Chacun doit trouver sa place dans l’espace de vie de cette maison. Sait-elle que ce jeune loup qui dévore avec une faim grandissante ses tartines si maternellement préparées n’est pas son fils ? Lui rabâcher reste vain. Elle se mure dans un refus de comprendre que Gaétan n’arrive pas à contourner. Ce qui en revanche est certain, c’est qu’elle agit bien comme si celui qui est face à elle était bien son ...