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La Vie de Solange, ou les mémoires de la Comtesse de *** (10)
Datte: 23/12/2022, Catégories: Trash, Auteur: Mir, Source: Xstory
... j’avais pris pour habitude de côtoyer, en permanence, le souvenir de mon cousin. Où j’allais, il m’accompagnait ; quoi qu’il m’arrivât, il était là. Comment vivre désormais, si tourner mes pensées vers lui ne rencontrait d’autre écho que le vide, et non pas la promesse d’un sourire, d’une conversation, d’une compagnie, d’une intelligence, d’un corps pressant le mien ? ¨˜"°º••º°"˜¨¨˜"°º••º°"˜¨¨˜"°º••º°"˜¨¨˜"°º••º°"˜¨ Mon époux était toujours absent pour affaires, et mon cousin toujours poliment présent lorsque les convenances l’exigeaient, pour les repas, ou lorsque je le croisais dans les jardins, toujours accompagné de l’intendant ou d’une quelconque personne m’interdisant de lui parler. Je pressai encore Claudine de le convaincre. Désolée, elle me disait faire son possible, sans effet. Je tentais de me distraire par de longues promenades solitaires dans la campagne, hors des sentiers habituellement suivis par nos gens. Ce fut ainsi que je me rendis, sans le réaliser, à la clairière où mon cousin se plaisait à m’emmener. Comprenant où me menaient mes pas, je m’apprêtai à m’éloigner, voulant éviter un souvenir désormais douloureux, lorsque des bruits arrêtèrent mes pas et me rendirent attentive. Je m’avançai donc, en choisissant toutefois un itinéraire différant du chemin habituel pour arriver en vue de la clairière en restant dissimulée par d’épais fourrés. Je m’arrêtai plusieurs fois : tandis que j’approchais de la clairière et des sons désormais plus précis, ...
... il me semblait entendre des pas discrets derrière moi. Lorsque je me retournais, je ne voyais rien. Sans doute quelque animal. Les bruits qui m’avaient intriguée se précisaient : des gémissements et halètements, qui me rappelèrent cruellement les miens en ces mêmes lieux. Je progressai prudemment jusqu’à la lisière du fourré, finissant mon avancée à genoux, jusqu’à m’allonger sur le sol pour me faire plus discrète. Je reconnus Claudine à sa robe ; son visage m’était dissimulé par le corps de mon cousin qui, debout, lui vergeait brutalement la bouche. Les bruits que laissait échapper Claudine tenaient autant du gémissement que du sanglot étouffé, ce que je comprenais bien en voyant la manière dont mon cousin la malmenait. Elle finit par le repousser à grand peine, tandis qu’empoignant sa tête Armand tentait de forcer ses lèvres. - Pitié, monsieur, déjà hier vous m’aviez promis que si vous aviez assez de plaisir, vous parleriez à madame la Comtesse… - Ferme donc tes lèvres bavardes, ou plutôt ouvre-les, mais pour mieux prendre ma virilité. Allons, ouvre, te dis-je ! Oui, « si j’ai assez de plaisir » ! Tu ne m’en as donné que peu hier, tout dépend de ce que tu m’offriras aujourd’hui… Résignée, Claudine ouvrit la bouche. Mon cousin recommença à la foutre violemment, tant qu’il la fit basculer en arrière. Claudine resta ployée sur le sol, visiblement épuisée. - Allons donc, tu es une piètre catin, tu m’as coupé dans mon élan. Il nous faut reprendre cela du ...