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La vie de famille d'un jeune aristo (2)
Datte: 20/12/2022, Catégories: Trash, Auteur: Lefléau, Source: Xstory
... visiter la maison et toutes ses pièces aujourd’hui. Elle me répondit qu’une visite avec un paysan qui louait une partie de ses terres était prévue ce matin, mais qu’après, elle le ferait avec plaisir. N’ayant rien d’autre à faire, je lui proposai de l’accompagner à son rendez-vous qui devait avoir lieu à quelques petits kilomètres de la maison. Elle accepta. Après être allé me laver et habiller, je la rejoignais, cette fois dans le hall d’entrée où elle m’attendait assise sur un banc à chaussures. Nous montâmes dans la voiture et rejoignîmes rapidement le point de rendez-vous, une petite ferme à la sortie du village, entourée de champs. Je fus surpris de constater que les terres agricoles qu’elle possédait étaient aussi vastes. Elle en était très fière et avait raison. Je la suivais. N’étant pas la personne attendue, je me contentai d’être spectateur. Elle frappa sur la vieille porte en bois et un homme à peu près du même âge qu’elle ouvrit. D’un aspect un peu sale, mal rasé, dans une vieille salopette bleue, il ouvrit la porte. Après avoir presque feint l’étonnement de voir "la comtesse", il l’invita à entrer. Une fois à l’intérieur, il lui demanda grossièrement si j’étais son fils, vu qu’il ne m’avait jamais rencontré auparavant. Pas très perspicace cet homme, ou un peu bête je ne sais pas. Pour autant, elle lui répondit que j’étais son mari. Il écarquilla les yeux tellement la réponse lui semblait si peu probable et nous regarda alternativement ...
... pendant de longues secondes, comme si le couple était inimaginable pour lui. Je vous le redis, il n’avait aucune tenue ni bonne manière. Le moment devenant long et l’homme ne prenant pas l’initiative de nous proposer de nous asseoir, je pris l’initiative de m’asseoir de mon propre chef à sa table. Ma femme, me voyant faire, fit de même et la vraie discussion commença enfin. L’homme lui dit qu’il avait souhaité la voir, car sa situation devenait intenable. A ses mots, la somme mensuelle que demandait mon épouse pour lui louer le terrain pour ses cultures était trop élevée et il voulait la faire réajuster. Clarisse lui répondit une première fois et aimablement que le prix était dans la tranche basse de la région et qu’elle ne comptait pas baisser son prix. L’homme pas impressionné par ma femme tapa sur la table de mécontentement et voulut lui imposer de baisser son prix "sinon !"... — Sinon quoi ?! lui répondis-je agacé par ses manières. Je ne comptais pas intervenir, mais voyant qu’il utilisait un ton déplaisant, je n’avais pu m’empêcher de m’en mêler. Je me levai à mon tour face à lui et montrant une obstination nécessaire, je lui disais que s’il n’était pas content, nous lui retirerions les terres dès aujourd’hui et que nous n’aurions aucun mal à les relouer à un autre paysan. Cette manœuvre le priverait de tout revenu, et tout de suite, l’homme devint doux comme un agneau, s’excusant même du manque de calme dont il avait fait preuve. Mais il était trop ...