1. Jérém&Nico 0302 La suite nous le dira.


    Datte: 14/12/2022, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Fab75du31, Source: Hds

    ... j’aime m’émeut.
    
    Je n’ai pas besoin d’aller chercher bien loin pour sentir sa queue frémir sous la pression de son jus qui monte, pour sentir plusieurs jets bien lourds et bien chauds percuter mon torse, jusqu’à mon menton. Certains retombent sur son torse à lui. Et alors que son torse ondule sous l’effet de la respiration et de la récupération après le plaisir, je ne peux résister à la tentation d’aller chercher son goût délicieux sur sa peau mate, dans les vallées de ses abdos, entre ses poils bruns qui repoussent. Et je dois me faire violence pour ne pas aller astiquer son gland humide.
    
    Lorsque j’émerge des draps, Jérém m’embrasse à nouveau. Je me laisse glisser sur son flanc et je le regarde en train de récupérer, il tellement beau mon beau brun après l’amour.
    
    Jérém part fumer sa première cigarette de la journée, et j’en profite pour me lever enfin. Je jette un œil par la fenêtre. L’horizon qui entoure la petite maison est blanc, très très blanc. Depuis hier soir, il est tombé au moins 50 centimètres de neige. Jérém remet du bois dans la cheminée, et ravive le feu. Je crois qu’il en a remis pendant la nuit, mais je ne me suis rendu compte de rien.
    
    Et j’en profite enfin pour passer à la salle de bain et prendre mes médocs discrètement. Mais pas assez. Une boîte remplie de gros comprimés qui glissent les uns sur les autres fait toujours son bruit.
    
    « T’en as jusqu’à quand ? je l’entends me questionner depuis le petit séjour.
    
    — Trois semaines, je lui ...
    ... réponds en m’approchant de lui.
    
    — Si tu savais comme ça me fait de la peine de te voir prendre ça ! »
    
    Son regard est triste, affecté. C’est exactement ce que je voulais éviter, éviter de gâcher ce matin heureux de bonheur intense.
    
    Je tente de faire bonne figure, je le prends dans mes bras.
    
    « Tu sais, Jérém, je n’ai rien ! Ces médocs ne sont qu’une précaution. A tous les coups le gars n’avait rien. Et avec ces médocs ça va encore réduire un risque très faible. Il ne faut pas que tu te prennes la tête comme ça !
    
    — Je sais, mais…
    
    — C’est pas toi qui m’as dit de coucher avec ce gars. Ce n’est pas de ta faute si la capote a cassé. C’est la faute à pas de chance. Un point, c’est tout. »
    
    « C’est beau ! » s’exclame Jérém en regardant par la fenêtre, avec le ton et l’attitude fébriles d’un gosse le matin de Noël. Je le rejoins aussitôt et je regarde avec lui, joue contre joue.
    
    « C’est beau ! je lance à mon tour.
    
    — Oui, mais on n’est pas sorti de l’auberge, c’est bien le cas de le dire ! » il tempère.
    
    C’est vrai qu’en regardant l’épaisse couche blanche qui encombre la cour, et forcément le petit chemin qui depuis la route départementale mène à la petite maison, on a l’impression qu’on va être coupés du monde pendant un moment. Ceci dit, l’idée d’avoir mon beau brun rien que pour moi pendant un temps indéfini est une perspective qui ne me déplaît pas du tout.
    
    Nous passons à la douche l’un après l’autre. L’envie de la prendre ensemble ne manque pas, mais ...
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