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Jérém&Nico 0302 La suite nous le dira.
Datte: 14/12/2022, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Fab75du31, Source: Hds
... quitter, j’ai envie d’offrir quelque chose à mon beau brun. J’ai envie de lui offrir et de m’offrir une dernière bonne gâterie, mais sans capote. Je me dis que le risque est minime. J’ouvre sa braguette, je descends son jeans et son boxer, et je le pompe. Le bobrun se laisse faire, il attendait ça depuis nos retrouvailles. Une bonne pipe, son sperme qui gicle dans ma bouche, qui glisse dans ma gorge. « J’avais presque oublié que c’était si bon ! il me glisse en me prenant dans ses bras, l’air ivre de plaisir. — Moi je n’avais pas oublié » je lui réponds. « Prenez bien soin l’un de l’autre, les gars, nous lance Charlène qui nous a rejoints à la superette chez Martine pour nous dire "au revoir". — Toi, Jérém, sois sage. Et toi, Nico, je compte sur toi pour kafter s’il ne l’est pas. Je m’occuperai de son cas… — Il m’a promis qu’il le serait ! je lance. — Il a intérêt ! — On vous revoit quand, les gars ? nous questionne Martine. — Cet été, je pense, fait Jérém. — Pas avant ? Ça fait loin, ça ! » Oui, dans ma tête aussi, ça fait loin. « Ça me paraît compliqué… la deuxième partie de la saison est une période tendue. Et puis, y a les partiels… » Je repars de ce séjour à Campan, de ces jours ensemble avec pas mal d’éléments qui devraient me rassurer. L’attitude de Jérém, celle d’un gars amoureux qui a l’air d’être aussi bien avec moi que je le suis avec lui, ses regrets pour m’avoir fait souffrir en m’imposant de la distance, ses promesses de ...
... ne plus m’éjecter de sa vie, le fait de pouvoir compter sur la bienveillance d’Ulysse, la perspective de se voir à mi-chemin entre Paris et Bordeaux, cette mise au point avec Jérém sur ce qui est important entre nous. Mais aussi le fait de savoir que Jérém se confie à Charlène, de savoir que je peux compter sur le soutien de cette dernière. Et, cerise sur le gâteau, de disposer désormais de son numéro de téléphone. Mais ça ne m’empêche pas d’être triste. Nous étions montés là-haut alors que nous venions juste de nous retrouver après avoir cru, lui comme moi, que nous nous étions perdus pour de bon. Et nous descendons en nous étant dit « je t’aime ». Se séparer à nouveau après de telles retrouvailles est un déchirement. Je regarde l’autoroute défiler. Je regarde Jérém conduire. Nous approchons de Toulouse où je dois faire une étape pour récupérer des affaires et faire un bisou à maman avant de repartir à Bordeaux. Demain, après demain, et les jours suivants, je serai seul à Bordeaux. Seul avec mes médicaments, seul avec cette attente, avec cette angoisse. Ma tristesse, ma désolation vis-à-vis de l’idée de ne plus avoir Jérém à mes côtés ravivent d’autres angoisses que le bonheur de ces jours à Campan avait maintenu à bonne distance. Car même si nous nous sommes promis de nous appeler chaque soir, je sais que ce ne sera pas la même chose. Sentir sa présence à côté de moi, pouvoir le prendre dans mes bras, me sentir enveloppé dans les siens, notamment la nuit, dans ...