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Jérém&Nico 0302 La suite nous le dira.
Datte: 14/12/2022, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Fab75du31, Source: Hds
... que ça ne reste que du sexe… il considère. — Tant qu’on met une capote… je considère, avant d’ajouter : elles ne cassent pas en général… — Tant qu’on sait qu’Ourson et P’tit Loup font bande à part, il me glisse tout bas. — Oui, Ourson et P’tit Loup font bande à part ! — Et quoi qu’il arrive, ça ne changera pas. — Exactement. Donc, maintenant que tout ça est dit, n’en parlons plus » je conclus. Nous n’en parlons plus et nous faisons l’amour, longuement, tendrement. Et puis, nous retrouvons le bonheur de nous prendre l’un dans les bras de l’autre. Et je ressens un bonheur d’autant plus fort et sincère dans la mesure où il n’est pas basé sur de promesses insensées, tout en étant bâti sur l’essentiel. Et nous nous endormons comme des gosses heureux. Les entraînements de Jérém commencent le lundi 7 janvier. Mes partiels commencent le 9 janvier, et les siens la semaine suivante. Par chance, nous pouvons rester ensemble jusqu’à la fin de la semaine. C’est la plus longue période que nous ayons passée ensemble jusqu’à maintenant. A chaque fois que je repense aux trois petits mots qu’il m’a glissés au moment où l’année 2001 laissait la place à l’année 2002, je sens un élan de joie et de motivation. Le bonheur de ces jours avec Jérém me donne de l’énergie pour réviser. Jérém révise lui aussi, il a l’air motivé à réussir ses partiels. Ces révisions « parallèles » me renvoient aux révisions dans l’appart de la rue de la Colombette. Car ce sont des révisions ...
... entrecoupées par des bonnes pauses sexuelles. Le beau brun a besoin d’être détendu pour réviser, et je me charge de lui rendre service plusieurs fois par jour. La capote s’invite presqu’à chaque fois, en tout cas dès que sa présence est nécessaire. Mais qu’importe, c’est devenu un geste mécanique et nous nous y habituons. Notre tendresse, notre complicité sensuelle sont telles que cela ne pose plus de problème. Certes, le fait de réviser des cours différents me renvoie aux vies séparées que nous retrouverons dans quelques jours. Mais être avec lui, ici et maintenant, c’est tout ce qui compte pour moi. Je veux profiter, et je profite, de chaque instant, de chaque regard, de chaque sourire. En fait, non, ces révisions ne ressemblent pas du tout à celles de la rue de la Colombette. Ni dans le sexe, qui était alors domination et soumission et qui est désormais partage et tendresse. Ni dans mon état d’esprit, qui était alors pétri de tristesse de ne pas pouvoir atteindre le cœur de mon bobrun, et de peur que chaque « révision » soit la dernière. Une tristesse et une peur qui se sont envolées définitivement à Campan lorsque j’ai entendu mon bobrun me dire « je t’aime ». Dimanche 6 janvier 2002. Lorsqu’il glisse sur le bonheur, le temps semble filer plus vite, trop vite. Et la fin de la parenthèse enchantée et enneigée finit par arriver. Le dimanche matin, il est temps de dire au revoir à Campan, à la petite maison et à tout le bonheur qu’elle contient. Avant de nous ...