1. Mise à la preuve.


    Datte: 03/12/2022, Catégories: fh, hbi, policier, Auteur: Domi Dupon, Source: Revebebe

    ... du loup. Born in Usa. Mary-Lou Mc Roth au bout du fil pour savoir si je voulais assister à la fouille du SLIPS. Elle avait un mandat de perquis pour les bureaux et aussi les hangars de stockage. Je la connaissais assez pour savoir qu’elle voulait m’associer à ses recherches pour pouvoir se décharger sur moi s’il y avait une merde. Je me défaussai en lui disant que je lui envoyais mon geek.
    
    Ampépeur parti, je restai en tête à tête avec Anna.
    
    — Enfin seules, on va pouvoir faire des folies, chef ! J’parierai pour Madame ex.
    — Ah bon ! Et pourquoi mon bébé ?
    — Parce que tu es sûre dans ta grande clairvoyance que l’assassin gravite ou gravitait autour de Sanmorco. Et qui mieux qu’une femme, surtout bafouée, pour déblatérer sur son ex. Et je ne vise personne.
    
    Un jour, je la giflerai… ou je l’embrasserai, je ne savais pas. Mais elle avait raison.
    
    — Tu sais Anna qu’si t’apprends à fermer ta grande gueule, tu f’ras un bon flic. Déniche-moi son adresse, on va la surprendre.
    — Rose Day, 65 rue de Boncel à 5 minutes de la Part-Dieu, ouvert de 10 h à 19 h non-stop.
    — Alors qu’est-ce qu’on attend ?
    
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    CHAPITRE 6
    
    En vingt minutes, nous étions à la Part-Dieu où régnait un bordel pas possible à cause des travaux de rénovation. Avec son aplomb habituel, Anna se gara en stationnement interdit aux abords des Galeries Lafayette. Le magasin de Madame Ex se la jouait Britt et chicos. Les fringues qui s’affichaient dans la vitrine, je ne les aurais pas ...
    ... portées même pour mon enterrement, c’est vous dire. Anna clama haut et fort son opinion qui rejoignait la mienne.
    
    — Putain quand tu portes des fringues comme ça, tu es obligé de boire le tea à five o’clock et en levant le petit doigt.
    
    Pas l’affluence dans les allées. Midi approchait, peut-être pas la bonne heure pour ces dames de la gentry. Bien que rien n’ait signalé notre arrivée, une vendeuse se pointa. À son air, je compris tout de suite que j’avais affaire à la boutiquière. La bourgeoise, qui se voulait branchée. Les cheveux aux trois couleurs savamment décoiffés ; une robe où se mêlait adroitement le BCBG – coupe et qualité de l’étoffe – et la sensualité – elle s’arrêtait bien au-dessus du genou dévoilant des jambes sans défaut ; un sage décolleté qui donnait envie de découvrir ce qui le tendait. La donzelle, perchée sur des talons vertigineux, paraissait presque aussi grande que moi. Au-delà de cette apparence physique alléchante, un regard dur, froid, calculateur.
    
    On ne devait pas avoir le genre de la maison, car elle nous avait retapissés.
    
    — Je suppose que vous venez pour mon mar… enfin mon ex. Mario m’a appelée. Je vous attendais.
    
    Intéressant le lapsus… À creuser.
    
    — Commandant Dupin, SRPJ de Lyon et mon adjointe, la lieutenante Carlossant. Je présume que vous êtes Rosette Delion.
    — Rose, je préfère.
    — Nous sommes désolées de vous importuner en de telles circonstances, mais nous voudrions vous poser quelques questions.
    — J’ai passé la nuit de samedi ...
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