1. Juste un instant de faiblesse (1)


    Datte: 12/11/2022, Catégories: Erotique, Auteur: Anthynéa, Source: Xstory

    ... James… je me prénomme James, vous savez !
    
    — Peut-être ! Et puis apparemment, la jeune vendeuse aussi vous a tapé dans l’œil, alors pourquoi n’allez-vous pas lui offrir ces atours ?
    
    — Parce que ce sont les vôtres. Vous êtes faites pour eux ou c’est sans doute l’inverse. Soyez chic, je vous offre un café. Rien de plus. Je ferais n’importe quoi pour vous garder encore proche de moi quelques minutes… je ne sais pas vraiment pourquoi. Je me suis senti obligé de vous aborder.
    
    Il est là, avec des billes qui roulent dans leur orbite et je me sens d’un coup toute désarmée devant ce type qui, si ça continue, va se mettre à pleurer. Je suis toute prête à craquer aussi. Il tend la main vers moi, celle qui tient le paquet.
    
    — Un café, juste un café ! Ou une autre boisson, c’est promis, ensuite, je vous laisse partir.
    
    — … vraiment c’est de la folie douce ! Vous…
    
    — Oh, s’il vous plait, je vous en prie, juste une minute ou deux.
    
    C’est bizarre comme situation. Je me sens fondre sans comprendre vraiment ce qui se passe et je m’aperçois d’un coup que c’est moi qui le suis. Il me guide sans en avoir l’air, vers un immeuble d’une rue parallèle.
    
    — C’est là chez moi ! J’ai hérité de cet appartement de mes grands-parents.
    
    — … ! Je crois que c’est une folie… absurde.
    
    — Merci !
    
    Nous sommes devant une porte de chêne, et celle-ci tourne silencieusement sur ses gonds. Il m’invite à entrer. Pourquoi est-ce que je me jette dans la gueule du loup ? Je sais pertinemment que ...
    ... c’est une connerie et je persiste à entrer. Lui vient de refermer le panneau de bois derrière moi. Il me fait un signe qui se veut rassurant.
    
    — Passons au salon ! Nous y serons beaucoup plus à l’aise.
    
    — …
    
    C’est meublé richement. Ce qu’il nomme salon est immense. Deux longs canapés, des fauteuils et une bibliothèque sont les principaux éléments, les ornements de cette pièce. Un tableau accroché au mur montre une jeune femme assise dans l’herbe, dépoitraillée pour les besoins de l’image. Il s’aperçoit que je chouffe cette croute.
    
    — C’était ma grand-mère ! Peinte par mon grand-père. Vous ne trouvez pas qu’elle vous ressemble bougrement ? Vous comprenez pourquoi je me devais de vous parler, de vous aborder ? On irait que c’est vous qui êtes là, peinte dans ce pré.
    
    — … il y a une certaine ressemblance, je vous l’accorde, mais ce n’est pas moi cette femme.
    
    — Bien entendu que j’en suis conscient. Mais, avouez qu’il y a de quoi flipper un peu en vous comparant à celle-ci.
    
    J’ai pris place sur un de ses divans qui encombrent l’espace de ce salon. Il ne me quitte pas des quinquets. Sur la table basse, le sachet qui contient les frusques neuves provenant de la petite boutique… et il le pousse vers moi.
    
    — Je peux abuser encore un peu ?
    
    — Pardon ? De quoi parlez-vous ?
    
    — Vous ne voudriez pas repasser pour moi le soutien-gorge ?
    
    — Vous êtes cinglé, ma parole, c’est de la folie pure.
    
    — Juste pour que je me rende compte de la différence entre cette poitrine ...
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