1. Juste un instant de faiblesse (1)


    Datte: 12/11/2022, Catégories: Erotique, Auteur: Anthynéa, Source: Xstory

    ... choses. Le string… c’est juste formidable. Il est génial sur vous ! Comme j’aimerais avoir votre silhouette…
    
    — … ?
    
    — Ah ! Tu vois ma chérie ! Tu comprends que j’ai raison ? On va prendre tout, hein !
    
    — Mais…
    
    — Chut ! C’est un cadeau pour toi, ma petite femme.
    
    L’inconnu fait un clin d’œil à la gosse qui nous sourit de plus belle. Sans doute que sa commission va faire un bond en avant suite à cette vente. J’ai jeté un regard à l’étiquette et le prix aussi est un vrai poème à lui seul. Pourtant le jeune type ne tique pas. L’employée récupère le soutien-gorge, la culotte et pour finir le string et je l’entends qui parle avec mon intrus.
    
    — Je vous fais un paquet cadeau, monsieur ? C’est pour une occasion particulière ?
    
    — Parce que j’aime ma femme et que je veux tout ce qu’il y a de plus beau pour elle. Alors oui, un paquet cadeau, s’il vous plait.
    
    Et la gamine de rétorquer…
    
    — Madame a bien de la chance d’être aimée aussi fort par son mari.
    
    Et le mec qui lui réplique sans vergogne.
    
    — Oh ! Un jour ce sera votre tour ! Vous méritez d’être aimée vous aussi !
    
    — Merci… vous n’avez pas un frère jumeau par hasard ?
    
    Et alors que je réajuste mes vêtements, je perçois les rires de gorge de la môme qui n’en peut plus de ses compliments insipides. Je me fais aussi une drôle de réflexion. Ce salaud drague tout ce qui bouge, ma parole ? L’instant d’après, je m’en veux de me comporter comme la dernière des jalouses. Je quitte donc la cabine pour filer, ...
    ... alors que le gaillard sort une carte bleue de son portefeuille. La vendeuse lui remet un carton !
    
    — oooOOooo —
    
    La rue voit défiler les voitures sur la chaussée. Je croise des gens sans les voir. Le jeune homme qui me poursuit de ses assiduités est toujours près de moi. Il demeure silencieux, sa main cramponnant ses achats. Un nouveau feu rouge m’oblige à m’arrêter. Il est à ma hauteur, une fois de plus.
    
    — Vous ne voulez vraiment pas venir prendre un café avec moi ? Je ne mords pas, vous savez. J’habite tout près d’ici. Je vous donnerais ce que vous voulez, juste pour un moment, une heure en votre compagnie.
    
    Il me rejoue la scène du grand huit. Je sens la moutarde me monter au nez. Le feu devient vert et je m’engouffre sur les clous. Il avance à mes côtés. Je pile net sur le trottoir.
    
    — Bon, James ou je ne sais pas qui, je voudrais que vous cessiez de me suivre comme un toutou. Je n’ai pas besoin de vous.
    
    — Soyez sympa… j’ai terriblement envie de vous ! De vous faire l’amour. Votre joli petit cul à demi dénudé m’a donné envie, je vous assure, je serais doux, tendre… et généreux.
    
    — Généreux ? Est-ce que j’ai une tête à être payée pour ce genre de truc ? Je vous ai déjà dit que je ne suis pas une pute, alors inutile d’insister.
    
    — Prenez au moins ces sous-vêtements qui vous font encore plus belle…
    
    — Il ne me semble pas vous avoir demandé quoi que ce soit ! Si je veux des fringues, je suis grande et peux me les offrir sans attendre un loustic inconnu…
    
    — ...
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