1. Le Grand Remplacement (1)


    Datte: 23/10/2022, Catégories: Trash, Auteur: 159159, Source: Xstory

    ... les deux femmes pourtant si ressemblantes a priori, avec leurs cheveux blonds, presque blancs, leurs grands yeux bleus et leurs poitrines généreuses. Presque vingt kilogrammes, et autant d’années séparaient Monique, enlaidie par les grossesses successives, de sa petite dernière de dix-huit ans. Vingt kilogrammes durement gagnés qui, elles l’espéraient avec la même ferveur, permettraient à la fille d’échapper au triste destin de la mère.
    
    Son maigre dîner mangé en silence, Julie suivit sa mère au cinéma. Les programmes éducatifs imposaient au moins 4 séances hebdomadaires aux jeunes esclaves encore vierges. Passe-temps particulièrement prisé des jeunes filles Blanches, dont les sorties étaient rares, la pornographie attirait désormais un nombre grandissant de femmes libres. Jeunes pour la plupart, ces futures avocates ou médecins se délectaient du spectacle, fascinant pour leurs jeunes esprits, de ces Blanches si bien dressées, entièrement vouées, malgré la honte des humiliations et du fouet, à la satisfaction totale des Noirs. La bonne société fermait largement les yeux sur ces dérives.
    
    Seules restaient pour s’en plaindre, exaspérées, les dresseuses des élèves, souvent contraintes de les attacher : les petites Blanches avaient tendance, et ce n’était là que naturel, à ramper servilement au pied des représentantes de la Race Supérieure, dans l’espoir d’un regard, d’une vulve ou d’un pied à mettre à la bouche, ou tout simplement par instinct. "Chassez le naturel, il ...
    ... revient au galop", s’amusaient les gazettes, sans s’attarder outre mesure sur les lacunes pédagogiques que ces gamines de la bourgeoisie favorisaient ainsi au sein de l’éducation des Blancs. Ce soir-là se pressaient donc des dizaines de jeunes filles au teint pâle, gloussant d’anticipation à l’entrée de la salle. Encore sous le choc de la nouvelle qu’elle supputait, Julie y entra d’un air supérieur, toisant celles dont elle s’apprêtait à quitter le monde, celui du jeu, pour entrer dans la vie d’adulte. Les deux femmes eurent à peine le temps de s’asseoir.
    
    L’appel commençait :
    
    — Numéro 89 lignée DX505, s.
    
    Les joues empourprées, Julie se leva par réflexe sous les regards envieux de l’assistance. Sa tête tournait. Une superstition tenace parmi les novices voulait en effet que la première appelée soit la première à rejoindre son maître. Si Julie, comme sa mère le lui avait appris, minimisait d’habitude la portée de ces légendes urbaines, l’évocation plus tôt d’un dîner de maître fit bondir de joie le cœur naïf de la jeune fille. Terrassée par l’émotion, c’est d’une voix tremblante qu’elle signala sa présence en actionnant son collier. Et c’est comme sur un petit nuage qu’elle assista au film. A l’écran, de jeunes femmes rudement tenues en laisse satisfaisaient avec brio malgré leur âge les maîtres qu’on leur présentait.
    
    En temps normal, Julie se serait jointe de bon cœur au concert de halètement et de petits rires qui commencèrent à retentir de la salle dès l’apparition du ...
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