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Bagatelle estivale (3)
Datte: 19/09/2022, Catégories: Divers, Auteur: maisondecampagne, Source: Xstory
... et de l’eau qui ne s’arrêtait pas de couler, je gémissais autant que toi. L’eau ne parvenait plus à couvrir nos soupirs. Tu t’es enfoncé en moi d’une poussée, j’ai crié de soulagement autant que de douleur. Si je n’avais besoin que de ça je ne m’y attendais pas. Toi m’ouvrant en deux, te retirant pour te perdre à nouveau au creux de ma chaleur m’a fait gémir contre ta bouche. Dans mon dos le froid du carrelage, devant moi la chaleur de ton corps fou, je ne suis plus que l’objet de la luxure qui m’anime. Et je gémis, je gémis mon plaisir et ma peur. J’oublie aussi tout ce qui n’est pas toi, je ne veux pas que tu t’éloigne, je ne veux pas que tu me quittes. Je ne veux pas que l’après-midi ne cesse. Jamais. Tes coups de bassin me ravagent le cœur, je sais que je ne devrais pas mais je t’aime. Je t’aime et c’est pour ça que tu m’as. Je pense que tu m’aimes aussi mais je ne suis pas sûre que ce soit heureux. La séparation n’en sera que plus dure. Pour le moment je ne voulais plus penser. Je voulais oublier tout ce qui ne portait pas ton odeur. Tu roules du bassin alors que tu es enfoncé en moi jusqu’aux couilles et je crie. Le besoin de s’écraser l’un contre l’autre se fait plus violent encore et tu me baises plus fort que jamais. Demain j’aurais mal. Après quelques minutes de cette débâcle tu t’enfonces au plus profond de moi et jouit dans un tremblement. Avant de te retirer en soufflant. Nous ne nous étions pas protégés, tu aurais pu me faire un enfant ce jour-là. ...
... La lune devait veiller sur nous de là-haut. Tu m’as relâchée de ton étreinte et m’a regardée me laver les cheveux. J’étais tellement consciente de chacun de mes mouvements sous tes yeux avides. Quand j’ai basculé la tête en arrière pour me rincer le crâne du shampoing, tu m’as embrassée le cou délicatement. Nous sommes sortis de la douche les lèvres enflées de nos baisers trop brutaux et tu m’as enroulée dans une serviette avant de faire de même pour toi. Je voulais que tu me serres contre toi et je ne pensais pas avoir d’autre occasion de te le demander. Quand je t’ai dit de rester un peu plus, ta réponse m’a fait tomber plus bas encore. “Je ne pars pas tant que nous sommes seuls”. Oui reste Simon. Reste et câline moi. Serre moi fort dans tes bras, laisse moi des marques, que je sois sûre que tout cela ne soit pas un rêve. Nous nous sommes écroulés dans le lit, prenant cette fois-ci le temps de s’explorer mutuellement avant de se laisser emporter par un désir trop fort de l’autre. Tes lèvres brûlantes ont marqué ma peau de violettes rosissantes et mes dents ont laissé leurs marques sur l’amorce de ton cou et tes cuisses. Hors du temps nous nous sommes endormis l’un contre l’autre, au paradis. Quand je me suis réveillée, seule dans un lit aux draps sentant comme toi, la porte d’entrée claquait et ma mère joyeuse criait qu’elle était de retour. Cette fois ci ce sera la dernière de tes sorties en douce. Nous nous sommes revus à des repas d’été mais la douleur de ...