1. Mais que diable allait-il donc faire dans cette galère ?


    Datte: 31/08/2022, Catégories: fh, fépilée, bizarre, fantastiq, Auteur: Domi Dupon, Source: Revebebe

    ... changeante, oscillant dans tout le spectre du violet très clair au bleu nuit. Et toujours ces zébrures dans ma tête. Le délire a commencé. Nous étions sept ou huit dans ce réduit où nos deux personnes prenaient toute la place et jouaient tous les rôles.
    
    Shirley se démultipliait : sa bouche sur mon pénis, ses dents sur me tétons, sa langue agaçant mes gencives. Son clitoris avait maintenant une taille telle qu’il pouvait me pénétrer sans problème. Je n’étais pas en reste. Mon vit lui dilatait la vulve alors que sa bouche me fellationnait pendant qu’un autre moi la sodomisait. Dans le même temps, mes mains malaxaient ses lourdes mamelles dont deux de mes bouches aspiraient les tétons. Les siennes ne restaient pas inactives. Une paire massait mes couilles. D’autres me labouraient tendrement le dos d’ongles acérés.
    
    Des vagues de jouissance nous submergeaient tour à tour sans pour autant nous rassasier. Chaque partie excitable de notre/nos corps était constamment sollicitée. Soudain tout bascula. Retour d’une lumière d’ambiance paisible et unicolore. Ce brusque changement me statufia. Shirley me rappela à l’ordre :
    
    — N’arrête pas, je t’en prie !
    
    Je réalisai alors que je la chevauchai dans cette bonne vieille position du missionnaire… et que je bandais comme un cerf en rut. Je lui obéis et repris mon labeur. J’accélérai. Il fallait qu’elle atteigne rapidement l’orgasme. Dans un environnement naturel, mon moi reprenait le dessus. Mon érection se délitait. Heureusement, ...
    ... elle n’était pas loin du but. Un grand cri, un relâchement de tout son corps. Ouf !
    
    Je roulai sur le côté.
    
    — J’avais programmé vingt minutes. Je crois que c’était suffisant, déclara-t-elle entre deux halètements.
    
    Suffisant ça l’était, j’étais épuisé et littéralement, vidé. Je ne comptais pas les fois où j’avais, ou du moins je croyais, avoir joui. J’étais habité par le sentiment paradoxal que ces vingt minutes avaient compressé en quelques secondes une éternité.
    
    — Qu’en penses-tu ?
    — Démentiel, pas d’autre mot.
    
    D’ailleurs des mots, beaucoup de mots avaient traversé mon cerveau dans un ballet incessant alors que mon corps/mes corps avaient une vie propre. Une radio qui n’avait cessé d’émettre délivrant des messages sans queue ni tête. Radio Londres. J’en prenais seulement conscience, maintenant que mon esprit libéré de toute pulsion retrouvait son indépendance et que mes maux de tête revenaient.
    
    —Le meilleur profil qu’on ait jamais trouvé », «Sera-ce le bon ? », «Il faudra le passer au broyeur cellulaire », «La lumière terrestre, c’est la mort », «Enola Daltaïre, avec un homme », «le bon génome », «et s’il ne convient pas ? », «l’élément upsilon » «gay, pas tant que ça ».
    
    Un plus particulièrement, tournait dans ma tête : «Il faudra le passer au broyeur cellulaire ». La voix parlait de moi, j’en étais certain. Un broyeur. L’image m’effrayait. Mon imagination s’enflammait : le hachoir à saucisse de ma mère. La drogue. Elle devait être mêlée à la nourriture. ...
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