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Mais que diable allait-il donc faire dans cette galère ?
Datte: 31/08/2022, Catégories: fh, fépilée, bizarre, fantastiq, Auteur: Domi Dupon, Source: Revebebe
Tout est vrai dans cette histoire, mon histoire. Ceux qui émettraient des doutes devraient savoir que la réalité dépasse toujours les limitations de vitesse et la fiction… — Mais que diable allait-il donc faire dans cette galère ? ». Cette maxime résonnait dans ma vie comme un leitmotiv. « Ça n’arrive qu’aux autres » se transformait pour moi en « ça n’arrive qu’à moi ». Galère ultime : dans une demi-heure, j’avais rendez-vous avec une femme, et pas pour lui donner des cours d’informatique appliquée. Premier avatar, la nature m’avait fait gay dans une famille qui fleurait bon l’encens et l’eau bénite auxquels il fallait ajouter, pour les fêtes carillonnées ou pas, un gros, très gros zeste de côte du Rhône village. J’en étais sorti, ou plutôt j’en avais été expulsé et excommunié de fait, lorsque j’avais rencontré l’amour et mon confesseur alors que je me dirigeai à petits pas vers un célibat tendance monacale. Malheureusement, après quelques années d’une passion dévorante, monsieur le curé retourna, penaud, la queue entre les jambes, oserai-je écrire, à son missel et à ses pater-noster. Ni ma bite, qu’il trouvait délicieuse en bouche, ni mon anus, qu’il avait rendu très accueillant, n’avaient pu s’opposer à l’appel du goupillon. À la suite de cette rupture, comme la cigale de la fable, je m’étais trouvé fort dépourvu. Jamais je n’aurais osécoming-outer et, ainsi, exposer au vu de tous mon homosexualité. Naïf et fleur bleue, je ne cherchais pas uniquement un plaisir ...
... sexuel ni une rencontre sentimentale, mais une complicité, si possible bien nantie. Marjo, ma meilleure amie et néanmoins collègue de travail, la seule à connaître mes turpitudes, me conseilla d’aller sur un tchat. Comme beaucoup de garçons gays, j’avais des relations excellentes avec la gent féminine. Certaines devaient sentir qu’avec moi leur vertu ne risquait pas d’être outragée. D’autres, pressentant mes penchants, y voyaient un challenge et tentaient de me mettre dans leur lit. Marjo n’appartenait à aucune de ces catégories et elle avait su trouver le chemin de mon lit… Pour rien. Je lui avouai le désintérêt de mon pénis pour les femmes. Cette révélation renforça notre amitié. Les tchats me donneraient de bonnes opportunités de rencontres, m’avait-elle dit. Je pris rapidement conscience qu’en ligne, on trouvait surtout des mythomanes tapant d’une main et se masturbant de l’autre (ou le contraire). Malgré tout, certains soirs de blues, il m’arrivait de les fréquenter et de délirer avec d’illustres inconnus. Délires sans lendemain ni conséquences. C’est ainsi que j’avais contacté UNE femme, cette femme que je devais rencontrer dans l’heure. J’avais pris langue avec elle, par curiosité : elle s’était localisée dans mon village. Malgré ma grande naïveté, je me doutais bien qu’elle n’y vivait pas. Moi-même, j’avais choisi un bourg aux alentours. Ironie de l’histoire, elle m’avait répondu pour la même raison. Par la suite, cela nous amusa. Ce premier contact ...