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Un soir d'orage
Datte: 29/08/2022, Catégories: sf, Auteur: Jane Does, Source: Revebebe
... constate, c’est que Mona et moi sommes toutes les deux dans le même cas. — C’est vrai… je crois que c’est depuis un soir d’orage que je me suis sentie plutôt bizarre… — Un orage ? Mais nous en avons eu un chez nous aussi ! Un balaise, tu t’en souviens Léa ? Je le sais parce que cette nuit-là j’avais eu un mal de chien à fermer l’œil. J’ai toujours craint le tonnerre. Il paraît que c’est idiot puisque ce sont les éclairs qui sont seulement dangereux. — Alors Mona et toi auriez été victimes d’un orage ? Ça n’a aucun sens ce genre de réflexion ! — Sauf si quelque part un incident identique nous est arrivé… — Comment ce serait possible à deux ou trois cents bornes d’écart ? On nage en plein délire les filles ! — Va savoir Léa… mais comment faire pour en avoir le cœur net ? — Ça, c’est mon domaine ! Bonjour Mesdames ! Un grand froid venait de plomber l’ambiance. Un grand type aux tempes argentées se tenait dans l’encadrement de la porte. En blouse blanche, il avait tout l’air d’un médecin. — Je me présente : Harold Damhani ! Je suis médecin et je pratique l’hypnose. J’ai surpris quelques bribes de votre conversation ! Loin de moi l’idée de m’immiscer dans vos affaires, mais je crois que pour vous rendre compte d’un fait oublié, l’hypnose pourrait vous aider. — L’hypnose ? Vous… enfin je crois que c’est de la foutaise. — Attends, Léa ! Toutes les solutions sont bonnes à étudier de près dans notre situation. En tout cas en ce qui me concerne, je suis prête à tout ...
... essayer… et vous, Mona ? — Pour qu’on me croie et que je sache ce qui m’arrive… qui est le salaud qui m’a mise dans cet état… je ramperais sur le ventre des jours et des nuits. — Ma parole, vous êtes toutes les deux aussi tarées l’une que l’autre. — J’aime bien moi votre logique et vos réactions. Votre amie est une de ces éternelles sceptiques. Mais rassurez-vous, Madame Léa, c’est bien votre prénom ? Rassurez-vous, c’est médical et sans vrais risques pour la santé de quiconque ! Il clouait le bec de ma péronnelle de copine, et ce avec un sourire, ce qui ne gâchait rien. L’homme ne devait guère avoir dépassé la quarantaine. Il avait le teint mat des gens qui prennent souvent le soleil. Ses yeux sombres gardaient à son visage un côté rieur, amusé pour le moins. Léa le bouffait littéralement des quinquets. Ça en devenait presque gênant. Il était d’une stature normale, rien d’imposant en lui, si ce n’était ses longues mains fines. Un charme fou émanait de cet homme. Et je réalisais soudain que ma follette d’amie craquait littéralement sur le type aux cheveux corbeau. Mona aussi avait remarqué le fait. Seul cet Harold faisait mine de ne pas s’apercevoir du trouble de mon amie. La pâmoison de ce poison de Léa s’intensifiait encore alors que le docteur se remettait à nous vanter sa thérapie. — Vous savez, il suffit d’essayer ma méthode et au bout de quelques heures, on peut revenir au moment du trouble ! — Des heures dans un cabinet médical… ça dure si longtemps… — Ah… je ...