1. « Matrone et Domina : Tullia, une patricienne hypersexuelle dans la Rome impériale » (2) : « Ubi tu Gaius, ego Gaia »


    Datte: 28/08/2022, Catégories: Dans la zone rouge, Auteur: Olga T, Source: Hds

    ... de Naples, dans une anse sur la rive Est du cap Misène. Baïes était célèbre pour son ambiance sulfureuse. Cette villa sera au cœur du parcours de Tullia.
    
    Lurco avait 25 ans de plus que la promise. Il était gros, plutôt laid. Nous verrons qu’il était aussi particulièrement pervers et que sa rencontre aura de lourdes conséquences pour Tullia.
    
    L’OFFRE
    
    S’il l’avait pu, Marcus aurait jeté dehors cet homme qu’il méprisait. C’était une épreuve pour le patricien, car il s’agissait d’une mésalliance.
    
    Dans sa situation, il ne pouvait cependant se permettre d’être abrupt. Il était bien conscient que Lurco était la dernière chance pour les Tullii.
    
    • Je suis honoré par ta proposition, Lucius Spurius. Si je peux toutefois te demander pourquoi tu t’intéresses à ma fille, alors qu’à plus de quarante ans tu ne t’es jamais marié.
    
    • Mon cher Marcus Tullius, si je ne veux pas que mon immense fortune soit accaparée par l’Etat à ma mort, je dois avoir un héritier. Je cherche un ventre et ta fille remplira parfaitement cette fonction.
    
    Marcus devait maîtriser sa colère : comment ce rustre osait-il ? Sa Tullia était bien davantage qu’un ventre ! Son visage exprima sa colère, mais il ravala son orgueil, ne relevant pas la grossièreté de son hôte.
    
    • Pardon d’être direct, Lurco. Je sais que, comme tout Romain qui se respecte, tu es un « fututor » (celui qui pénètre). Je me suis juste laissé dire que…
    
    Le Sénateur n’osait aller au bout de sa pensée. Les mœurs de Lurco lui ...
    ... faisaient horreur et il ne trouvait pas les mots.
    
    • Tout Rome sait en effet que je préfère le cul de mes mignons au con des femmes. Ne t’inquiète pas, Longus, je ferai ce qu’il faut pour engrosser ta Tullia avant un an. Je veux un héritier et tu auras un petit-fils.
    
    Marcus en profita pour ramener Lurco à son statut social :
    
    • C’est mon vœu le plus cher, Lurco. Il reste toutefois à obtenir pour ce mariage l’accord de l’empereur, car, malgré tes qualités éminentes, tu n’es pas patricien.
    
    • Pour l’accord de Claude, mon amie Messaline en fera son affaire. Et ce mariage est en effet pour moi une occasion unique de m’allier avec une famille patricienne. Je sais que tu n’as pas le choix, Longus. Sinon tu aurais même refusé de me recevoir ! Disons les choses : tu la vends parce que c’est tout ce que tu possèdes encore !
    
    Décidément le cynisme et la grossièreté de ce personnage répugnant n’avaient pas de bornes. Marcus frissonna face à ce qu’il était en train de faire et, en effet, il vendait sa fille à un tel individu. Il eut honte, se disant qu’il avait perdu toute dignité. Il se décida à aller au bout de ce marchandage sordide.
    
    • Et qu’en est-il de la dot ? Je sais que ce que je demande est considérable, mais Tullia est la plus belle femme de Rome.
    
    Lurco éclata de rire :
    
    • Je ne dis pas le contraire. Mais toi et moi savons que cette somme t’est nécessaire pour solder tes dettes et éviter la ruine et la honte. Ne t’inquiètes pas, non seulement c’est oui, mais tu ...
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