1. « Matrone et Domina : Tullia, une patricienne hypersexuelle dans la Rome impériale » (2) : « Ubi tu Gaius, ego Gaia »


    Datte: 28/08/2022, Catégories: Dans la zone rouge, Auteur: Olga T, Source: Hds

    AVERTISSEMENTS
    
    Le chapitre précédent, « Matrone et Domina, une patricienne hypersexuelle dans la Rome impériale (1) : l’éducation de Tullia » est paru sur HDS le 6 août 2021. Il contient les références bibliographiques à partir desquelles sont construits ces récits historiques fictifs. J'y ajouterai l'excellent ouvrage d'Alberto Angela "Une journée dans la Rome antique" (Editions Payot, 2020)
    
    Cette histoire est construite sur l’hypersexualité de Tullia et contient forcément des scènes de sexe, quelquefois très « hard ». Au fur et à mesure de la rédaction des chapitres, j’ai voulu également situer les personnages, le contexte, les mœurs de la Rome impériale. Je remercie donc les lecteurs et lectrices qui ne viennent pas ici que pour les passages de sexe, mais qui partagent ce besoin de connaissance.
    
    Je remercie HDS de permettre aussi ce genre de publication et j’espère que les aventures de Tullia plairont
    
    RESUME
    
    Nous sommes en 46 de notre ère, sous le règne de l’empereur romain Claude. Le sénateur Marcus Tullius Longus est un patricien qui appartient à « l’ancien monde », un opposant silencieux au régime. Pratiquement ruiné, son seul trésor, sa seule satisfaction est sa fille Tullia qui, à l’âge de 16 ans, est devenue une superbe jeune femme. Marcus a veillé à lui donner la meilleure éducation et il est très fier de la culture et de l’intelligence de sa fille.
    
    Marcus ignore, qu’inspirée par certaines lectures, Tullia est dévorée par un feu intérieur, celui ...
    ... d’une libido exacerbée. Tullia a trouvé une complice, sa jeune servante et confidente Lucia, qui lui raconte par le menu ses propres frasques, les deux jeunes femmes entretenant une relation saphique secrète et passionnée.
    
    Alors qu’à Rome, l’âge légal du mariage était fixé à 12 ans, Marcus s’était longtemps refusé à marier Tullia. L’aggravation de sa situation financière va l’y contraindre.
    
    ***
    
    LE SACRIFICE ET LE PORTRAIT
    
    Marcus Tullius Longus est en effet acculé par ses créanciers. Il ne lui reste plus grand chose, en dehors de son nom et de sa fonction au Sénat. Il a conservé une modeste maison sur l’Esquilin et un nombre d’esclaves, une dizaine, bien inférieur à son rang, pour la plupart à son service depuis longtemps. Il n’est pas question pour Marcus de les vendre, car il les a toujours traités avec bienveillance et respect, les considérants comme faisant partie de sa famille. D’ailleurs, ils rapporteraient peu, à part la petite Lucia, devenue une belle jeune femme, mais à laquelle sa Tullia est si attachée.
    
    Les créanciers, las de ne pas être payés, ont menacé de se plaindre à la justice de l’empereur. Cette idée fait trembler le fier Marcus. Il y a d’abord la honte, mais aussi la crainte que l’empereur ne se montre impitoyable envers cet homme du passé, qui s’est toujours montré si distant avec la dynastie julio-claudienne. Marcus se souvient que sa tête n’a tenu qu’à un fil sous Caligula et surtout que l’impératrice Messaline, si influente auprès du faible ...
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