1. Un jeune homme à la capitale (9)


    Datte: 25/08/2022, Catégories: Erotique, Auteur: JHaParis, Source: Xstory

    ... dangereuse et il faut rester concentré. Et surtout respecter les consignes. Arlette, je te confie ce jeune homme pour la matinée. Bon travail.
    
    Arlette me montra le fonctionnement de la machine ? Cela consistait à mettre en place une plaque de tôle déjà percée de nombreux trous. Des guides et des détrompeurs permettaient de la maintenir en place et d’être certains du positionnement. Puis il fallait presser deux boutons de commande placés de telle sorte qu’il était nécessaire d’utiliser ses deux mains pour les actionner. La presse descendait alors dans un fracas d’enfer puis elle remontait libérant la pièce de tôle qui était devenue une sorte de couvercle. J’appris qu’il s’agissait d’un carter. Il fallait ensuite sortir la pièce qui n’y mettait pas de bonne volonté. Arlette utilisait souvent un levier ressemblant à un démonte-pneu. Il fallait porter des gants, car la tôle était tranchante.
    
    Arlette fit une dizaine de pièces avec une apparente facilité puis me laissa les commandes. Je mesurai un peu mieux la difficulté de la tâche. Positionner la tôle dans les détrompeurs n’était pas évident. Et sortir la pièce encore moins. La pièce qui pesait environ trois kilogrammes était prise à bout de bras. Et lorsqu’elle se bloquait, il fallait forcer d’un bras et de l’autre main utiliser le levier.
    
    Arlette s’amusait de me voir peiné, mais c’était sans méchanceté.
    
    Tandis que j’alimentai le monstre, elle rangeait les pièces dans un panier puis elle les contrôlait, une à une ...
    ... avec des piges qu’elle mettait dans les trous. Une extrémité de la pige devait entrer dans le trou alors que l’autre extrémité ne devait pas entrer. Lorsqu’elle avait contrôlé une pièce, elle la rangeait dans un panier de couleur différente.
    
    Le bruit ambiant était tolérable, mais il fallait parler fort lorsque nous avions besoin de communiquer. Par contre, le bruit du coup de presse était assourdissant et l’on sentait le sol trembler.
    
    Au bout d’une heure, j’avais acquis quelques automatismes et je pouvais travailler en étant moins concentré
    
    Nous commençâmes à échanger quelques propos. Je l’interrogeai sur sa vie et elle se renseigna sur mes études futures, sur la Rochelle... Elle était plutôt sympathique sous ses dehors de garçon manqué. J’appris qu’elle avait 22 ans et qu’elle travaillait dans cet atelier depuis trois ans. Elle venait de la banlieue et vivait non loin de l’entreprise dans un studio qui lui mangeait la moitié de son salaire.
    
    Elle proposa que nous changions de poste pour que je puisse me reposer les bras, ce que j’acceptai volontiers. Je me mis au contrôle des pièces et elle à l’emboutissage. Je dus reconnaître qu’elle allait plus vite que moi et je le lui dis sans honte. Elle sembla apprécier et elle me décocha un coup de poing dans l’épaule en m’assurant que je ne m’en étais pas mal tiré.
    
    Nous continuâmes, entre deux coups de presse à bavarder. C’était étonnant, car c’était un échange entre hommes. Tout dans ses phrases, son ton, son élocution et ...