1. Tel est pris qui croyait... (sur)prendre.


    Datte: 20/08/2022, Catégories: fh, ff, 2couples, couplus, candaul, Collègues / Travail poilu(e)s, fépilée, vacances, plage, hotel, Voyeur / Exhib / Nudisme noculotte, Masturbation caresses, Oral pénétratio, couple, Auteur: Enzoric

    — Même pas un petit indice ?
    — Non.
    — S’il te plaît. Un tout petit petit, se fit-elle mièvre en se lovant contre moi.
    — Non, sinon ce ne serait plus une surprise.
    — Dans ce cas, tu dormiras dessus. Tant pis pour toi.
    
    Elle laissa traîner un doigt le long de mon sexe tendu, puis se coucha sur le dos.
    
    Depuis deux semaines elle me questionnait. Parfois avec tact, mais, la date approchant, ce jeudi soir, veille de notre départ, c’était avec ses gros sabots qu’elle tentait de me soutirer ne serait-ce qu’un détail. Si elle pensait que j’allais céder si près du jour J, elle se fourrait le doigt dans l’œil. Mais elle est tenace, et ce n’est pas dans l’œil qu’elle le fourra, ce doigt :
    
    — Dommage parce que je crois que ce soir…
    
    Durant plus d’un quart d’heure, j’ai ressenti le lent mouvement du matelas. La garce, elle me connaît bien ! Aussi pris-je sur moi, décidé à tenir tête à cette tentative, résolu à dormir effectivement dessus. À mesure qu’elle se caressait, calmement, consciente qu’elle faisait grandir plus encore mon désir, inconsciemment elle intensifiait ma volonté de ne pas faiblir. Pire, je m’étais juré, quitte à ne pas fermer l’œil de la nuit, de relever ce défi.
    
    Rarement elle se masturbe, et si ce geste calculé m’aurait en temps normal mis en appétit, sa jambe, glissée entre les miennes, et sa cuisse surtout, posée sur mon sexe qu’elle flattait de quelques caresses plus écrasantes que délicates, ainsi que le bruit, que je devinais être son majeur ...
    ... tourner, aller venir sur un clito mûr à point, ce tout me frustrait tout autant que renforçait ma détermination. J’avais passé un mois à tout préparer, tout organiser, alors non, je ne lâcherais pas le moindre indice !
    
    — C’est toujours non ? gémit-elle plus que demander.
    — Oui.
    
    Ma réponse fut le coup de grâce. Sa jambe se contracta, signe avant-coureur qu’elle allait jouir. Cette tension extrême, que j’adore ressentir lorsque je la possède encore après avoir joui, je la perçus pour la première fois en externe. Différence frustrante, mais pas désagréable pour autant. Je ne voyais rien, mais l’ouïe comblait cette absence d’une perception qui m’avait échappée jusqu’alors. Elle qui d’ordinaire retient son plaisir l’exprima, sans pour autant le hurler, d’un long râle jusqu’au dernier tour de doigt. Ensuite, comme toujours, je savais qu’après la tempête ce serait le calme plat. De boule de nerf, elle deviendrait amorphe et demeurerait ainsi, inerte, déconnectée de tout, de moi y compris, tant que sa respiration n’aurait pas repris un rythme normal. Ça, je le sais pour admirer cet état végétatif comme preuve, si besoin est, que les jouissances que l’on partage sont réelles.
    
    J’aime tout autant la regarder revenir à la vie que provoquer cette petite mort. Durant cette petite minute, je me régale, pas de corps, mais de cœur. Si la beauté est subjective, cette poignée de secondes m’en révèle une autre, plus subtile, profonde : la renaissance après l’abandon.
    
    — Vache ! me ...
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