1. Graziella cherche un bourreau.


    Datte: 15/08/2022, Catégories: Trash, Auteur: éricadeghio, Source: Xstory

    Graziella, si jolie aveugle...
    
    Confortablement installé sur une banquette d’un troquet désert en ce milieu d’après-midi, j’attends une rencontre d’internet avec tous les doutes que cela peut procurer... combien de lapins m’a-t-on posés ? Soudain une grande brune arrive, une canne blanche à la main ! Le patron derrière son comptoir l’interpelle :
    
    — Bonjour Graziella, je vous sers votre habituel thé citron ?
    
    — Non, merci, François, je pense que quelqu’un m’attend, nous commanderons ensemble !
    
    — Je faisais un petit signe de la main, le patron me sourit.
    
    — Il est tout au fond de la salle sur la grande banquette !
    
    — Merci, je le rejoins !
    
    Elle connaît visiblement parfaitement les lieux et s’avance jusqu’à la chaise.
    
    — Bonjour ! lui dis-je.
    
    — Merci, bonjour ! dit-elle toute souriante. En tâtant pour trouver le dossier de la chaise qu’elle écarte, s’assoit face à moi.
    
    — Vous...
    
    — Oui, je connais bien ici, j’ai besoin de me sentir en sécurité mais si ma cécité vous pose problème, nous pouvons nous arrêter là !
    
    — Non, non pas du tout dites m’en plus...
    
    — Que buvez-vous ?
    
    — Une Marie Brisard dans de la glace pillée et vous ?
    
    — Pourquoi pas la même chose, j’aime les anisettes !
    
    Faisant signe au patron :
    
    — Deux Marie Brisard dans de la glace pillée, s’il te plaît, François !
    
    — Je vous apporte ça, la belle !
    
    — J’ai 28 ans, je suis comptable dans une grande banque...
    
    — Et comment avez-vous répondu à mon annonce sur le site ?
    
    — ...
    ... J’ai un dispositif en braille qui traduit ce qu’il y a sur l’écran ! Attendons nos verres pour en dire plus...
    
    Un moment de silence s’installe alors qu’elle plie sa canne et la pose à côté d’elle. Elle sort sur la table son portefeuille et un billet. Je la laisse payer. Le patron nous sert les deux verres, encaisse puis retourne à son comptoir en remerciant. Graziella sourit toujours, une fois qu’elle entend au bruit de ses pas qu’il était assez loin, elle reprit à petite voix :
    
    — Je cherche un punisseur, un vrai... très cruel pour punir mon cul d’aveugle sans aucune retenue ! Lanière de cuir, badine, canne... un vrai saccage, une démolition !
    
    — Cela laissera des marques indélébiles ! Y avoir des saignements...
    
    — C’est exactement ce que je souhaite, des lacérations ! Pour ce faire je devrais être solidement attachée, un mors-aux-dents dans la bouche, aucune pitié, n’arrêter que lorsque j’aurai le cul en sang !
    
    — Aucun moyen de vous défiler, de demander un arrêt ?
    
    — Aucun ! Comme dans un châtiment judiciaire ; je suis condamnée, vous appliquez la sentence : détruire mon postérieur d’aveugle ! Je vous signerai une décharge, c’est en toute mon âme et conscience que j’ai demandé ce châtiment et j’en assumerai les conséquences !
    
    — Vous avez une date qui vous conviendrez ?
    
    — J’aurais une semaine de vacances dans quinze jours... Le samedi après midi serait très bien si vous êtes disponible ? Je peux vous payer !
    
    — Il n’en est pas question ! Je vérifie mes ...
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