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Abalatax ! (1)
Datte: 29/07/2022, Catégories: Divers, Auteur: megalosex, Source: Xstory
... voire à la scène de ménage : Eugénie versus Manuel. Le langage châtié qu’utilisait volontiers le maire, diplômé de l’université de Princeton, cadrait mal avec celui de ces pionniers durs à la tâche. Et si on l’avait élu maire de Tapassambal, c’était par défaut : son concurrent, qui n’était autre que John Penn, inquiétait nombre de citoyens par son ignorance de l’économie et son goût pour les méthodes expéditives. Visiblement lassée, ne parvenant pas à faire changer d’avis son mari, Eugénie Mac Korn décida d’utiliser un autre moyen. Elle parcourut du regard tous les hommes assis sur les bancs du premier rang, puis leur lança : — Messieurs, il n’est pas besoin d’être très observateur pour savoir que je ne vous suis pas indifférente. Je crois même avoir entendu des réflexions du genre : «L’Eugénie, je m’la ferais bien. C’est un sacré joli morceau ! » Elle avait dit cela à voix haute. Sur l’estrade, Manuel l’avait entendu et son visage s’était décomposé : — Eugénie, mais tu es folle ! Qu’est ce qui te prend de parler comme ça ? Elle, indifférente à ses suppliques, arpentait maintenant la rangée de spectateurs : — Ces messieurs seraient-ils intéressés par un petit strip-tease ? Voir à quoi ressemble Eugénie Mac Korn une fois débarrassée de son attirail vestimentaire ? Ces hommes rudes n’en croyaient pas leurs oreilles : la femme du maire à poil pour leur seul plaisir ! Et elle n’avait pas l’air de plaisanter. D’autant plus que lorsque son mari l’avait ...
... quasiment supplié de s’arrêter, elle avait posé son inévitable condition : — Eh bien, Manuel, renonce donc à supprimer cette taxe et je garderais mes vêtements ! Le maire s’était tordu les mains : — Eugénie, tu sais bien que ce n’est pas la solution … il faut voir les choses en face … Elle avait levé les yeux au ciel, avant de les plonger dans le regard de ces hommes passablement émoustillés par sa proposition. La séance du conseil municipal était en passe de se muer en spectacle de cabaret coquin. Elle leur lança, d’une voix la plus suave possible : — Ça vous plairait de voir à quoi ressembleMadame Eugénie, toute nue ? Un concert de sifflements accueillit la proposition. Et comment, si ça leur plaisait ! Le maire était catastrophé par le spectacle qu’offrait sa femme. Il s’était d’ailleurs rassis. De son côté, John Lee Penn, affichait un grand sourire : depuis le temps qu’il rêvait de voir ce que cachaient les crinolines de madame Mac Korn. — Messieurs, il me faudrait une âme charitable pour m’aider à me débarrasser de tout ça. Visiblement, ils étaient tous prêts … Mais le regard d’Eugénie se posa sur un homme plutôt élégamment vêtu qui prenait des notes sur un cahier : — Tony Morder, journaliste auTapassambal Cronicle,je suppose ? Très honoré d’avoir été ainsi choisi par l’épouse du maire, il répondit : — C’est cela… je ne tiens pas la chronique de mode féminine, mais je ferai de mon mieux. Il se leva et, avec la manière, aida Eugénie à se ...