1. À joueur, joueuse et demi


    Datte: 25/07/2022, Catégories: fh, 2couples, fhhh, extracon, inconnu, prost, boitenuit, danser, hsoumis, vengeance, contrainte, dispute, Transexuels Masturbation Oral préservati, pénétratio, coprolalie, Auteur: Olaf

    Comme une conne, machinalement, je tape pour la troisième fois mon code sur le clavier du distributeur de billets. Énervée par les deux premiers refus, je réalise trop tard qu’en cas de nouvelle d’erreur, je perds ma carte.
    
    Pourtant, mon code est juste, aucune erreur possible.
    
    Ce n’est pas ce que pense la machine, qui avale ma carte avec un obscène bruit de succion. Sur l’écran s’affiche« Solde insuffisant, veuillez recharger votre compte ».
    
    Bordel de m… mon salaire a pourtant été versé il y a moins d’une semaine. C’est quoi ce binz ?
    
    Je fonce comme une furie au guichet et agresse le préposé en exigeant des explications détaillées. Il est désolé, mais le compte est effectivement vide.
    
    — Avez-vous perdu votre carte, vous l’a-t-on empruntée ?
    — Non, Monsieur, rien de cela. C’est juste invraisemblable, impossible. C’est votre informatique qui déconne, là !
    — Euh, je comprends votre irritation, mais il ne reste que 12 euros sur ce compte.
    — Et sur l’autre, le 69&9NTM ?
    — 27 euros !
    
    Devant l’évidence, la tension retombe brusquement. Je suis au bord des larmes, dans la plus totale incompréhension. J’avais plusieurs milliers d’euros de côté, c’est juste impossible qu’ils aient disparu sans laisser de traces.
    
    À moins que… mon mec ?
    
    — Pouvez-vous au moins me dire quand, où et par qui mon argent a été retiré.
    — Désolé, Madame, seul le responsable de la banque le peut. Mais il est en réunion jusqu’à la fermeture. Je peux vous donner un rendez-vous avec lui ...
    ... demain à la première heure, et bloquer les comptes en attendant.
    — Faites, murmuré-je dévastée avant de quitter la banque.
    
    Le fruit de plusieurs mois de travail semble être parti en fumée, et avec cet argent tous les plaisirs que Philippe et moi comptions nous accorder lorsque la Covid ne serait plus qu’un mauvais souvenir.
    
    De retour à la maison, je découvre notre nid d’amour vide. Seule trace de mon compagnon de vie, une lettre bien en vue sur la table de la cuisine. La panique fait suite à l’incompréhension.
    
    Avant de lire, je prie pour qu’il n’ait pas tenté de commettre l’irréparable. Pas lui. Pourquoi maintenant ?
    
    Je me sens devenue le jouet de circonstances que je ne maîtrise plus. Secouée dans un ascenseur émotionnel incontrôlable.
    
    Malgré les larmes, j’arrive à déchiffrer : « J’ai vidé nos comptes au jeu. Incapable de résister. Je pars pour ne pas pourrir encore plus ton existence ».
    
    Putain de m… de bordel de salaud. Il nous met sur la paille depuis des semaines, des mois sans doute, et quand tout est consommé, il se tire. Sans même dire ouvertement ce qu’il a l’intention de faire.
    
    Et moi ?
    
    Malgré le choc, la blessure irréparable, je ne veux pas qu’il meure, ce con. Je suis incapable du moindre sentiment positif à l’instant. Mais je ne veux pas qu’il disparaisse.
    
    Ni surtout porter sur mes épaules jusqu’à la fin de mes jours la culpabilité de l’avoir poussé au pire. Simplement parce qu’il redoute l’étendue de ma réprobation et qu’il n’a pas eu ...
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