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Une histoire qui ne doit pas s'ébruiter
Datte: 22/07/2022, Catégories: fh, uniforme, confession, mélo, policier, Auteur: Radagast, Source: Revebebe
... faire une connerie. Je découpais prudemment l’intérieur des couvertures et… mon instinct ne m’avait pas trompé. ******************** ******************** Le récit se termine de cette façon abrupte. Que se passe-t-il après, mystère ! Pourquoi cette jolie représentante des forces de l’ordre m’a-t-elle filé ce bouquin, l’a-t-elle lu en entier, a-t-elle lu les additifs secrets, j’en doute, car les cachettes me semblent inviolées. Reste à savoir maintenant si elle m’a pris pour une quiche. Car cette gente damoiselle doit bien se douter de quelque chose. Je la contacte donc et lui propose un rendez-vous pour discuter du livre. Elle viendra chez moi, en toute discrétion, non revêtue de son uniforme ; même totalement dévêtue si elle le désire, mais ne rêvons pas. Quoique, si elle accepte mon invitation à cette heure tardive, elle doit bien se douter que ce n’est pas que pour discuter du dernier prix Goncourt. Je prépare du thé, des petits gâteaux et quelques mignardises sur la table du salon. À peine ai-je terminé qu’elle se pointe. Jolie jupe courte et mignon chemisier, tous deux bleus, pour rester dans l’univers gendarmesque. M’est avis que si elle fait la circulation dans cette tenue, va y avoir de forts ralentissements en vue. — Que pensez-vous de cette histoire ? m’interroge-t-elle. Je fais ma grosse voix, celle du mec pas content. — Et vous ? Je pense que vous en savez plus que vous voulez bien le dire. Maintenant, pourquoi me la faire lire et pas ...
... la présenter à vos supérieurs ? Car vous savez quelque chose, n’est-ce pas ? Vous vous doutez de quelque chose,n’est-ce pas ? Vos collègues risquent de se poser des questions, deme poser des questions,n’est-ce pas ? Elle baisse la tête, confuse. Elle me semble fragile tout à coup. Je lui soulève le menton, elle est au bord des larmes, ses jolies lèvres tremblent, alors que faire ? Je ne supporte pas de voir une femme pleurer. Quand une femme pleure, je console. Même une gendarme. — J’ai honte, je voulais libérer ma conscience en te donnant ce carnet, que tu puisses écrire une histoire sans que je ne fasse un rapport à mes supérieurs. — Honte de quoi ? Vu l’histoire, tu protèges un brave homme. Tu sais ce qui s’est vraiment passé, tu sais ce que ton ami a fait. Et puis j’aime l’idée qu’il se serve d’une justice défaillante pour rendre la justice… juste retour des choses. — J’avais des doutes depuis sa démission. Mais c’est toujours mon ami. Je ne ferai rien qui puisse lui nuire. Au fil de la discussion nous nous sommes rapprochés, nous sommes enlacés, je dépose de petits bécots sur ses cheveux, puis nos mains s’égarent, enfin, surtout les miennes, sans qu’elle y trouve à redire. Une légende raconte que les galons des personnels féminins de la gendarmerie sont aussi taillés dans leur toison pubienne, je peux certifier que ce ne sont que des bobards. Elle a besoin de réconfort. Je ne vais pas la laisser seule avec ses tourments, même si, pour la rassurer, je ...