1. Un hiver en Guadeloupe


    Datte: 01/07/2022, Catégories: Erotique, Auteur: Roberts, Source: Xstory

    ... maintenant, on va bosser, c’est l’heure.
    
    Trend en resta coi. Ils partirent prendre leur petit-déjeuner sans échanger un mot. La journée se poursuivit dans une certaine tension. En clair, ils se faisaient la gueule...
    
    Elle dura un peu plus de vingt-quatre heures. Le soir, Trend mangea seul au restaurant de l’hôtel. Agnès avait disparu. Elle revint pourtant se coucher à une heure décente alors que Trend était déjà au lit. En fait, c’est lui qui avait failli découcher. Le couple libertin, le voyant seul, l’avait invité à sa table. Une conversation s’était suivie en anglais. Après les amabilités et convenances habituelles, le couple avait proposé à Trend de venir le rejoindre dans sa chambre pour un trio. Mais quand l’homme annonça qu’il était bisexuel, Trend déclina. Dans le cas inverse, il n’aurait pas détesté honorer la dame dont le sourire en position de levrette l’avait marqué.
    
    Le lendemain était la dernière journée d’inspection. Pour l’occasion, Marguerite, la responsable guadeloupéenne, avait organisé une petite fiesta. Le punch étant à l’honneur, les visages ne tardèrent pas à s’éclairer bien que les comptes ne se fussent pas vraiment révélés en équilibre. Marguerite était aux petits soins pour Régis Trend, ce qui alerta Agnès. Elle avait remarqué que c’était toujours elle qui le servait. Concentrant son attention sur ses allées et venues, elle découvrit que la Guadeloupéenne saupoudrait le verre de son collègue d’une espèce de poudre suspecte. Agnès se demanda ...
    ... si la volcanique Marguerite ne cherchait pas à mettre Trend dans son lit le soir même pour établir une sorte de lien de subordination.
    
    — Régis, ne bois plus, murmura Agnès à son oreille.
    
    — Ah bon, pourquoi ? Tu es mon chaperon maintenant ?
    
    — Je cherche juste à t’éviter des ennuis.
    
    C’était la première fois qu’ils se parlaient depuis un bon moment. Mais Trend connaissait suffisamment Agnès pour savoir qu’elle ne parlait pas en l’air. Quand elle lui suggéra de rentrer, il ne résista pas, au grand dam de Marguerite qui se renfrogna au moment des adieux. Par précaution, Agnès prit le volant. Au bout de quelques minutes, Trend se tortilla sur son siège, en proie à un certain malaise. Malgré la nuit noire qui régnait, la conductrice constata qu’il se triturait l’entrejambe :
    
    — Qu’est-ce qui se passe ? Tu as un problème ?
    
    — Euh, oui, enfin non, enfin bref, je bande comme une bête, voilà.
    
    Agnès éclata de rire.
    
    — Je m’en doutais. La belle Marguerite t’a donné une dose massive d’aphrodisiaque pour que tu l’honores avant de partir. Comme ça, après, tu étais coincé avec elle. Et ton rapport aussi.
    
    — Nom de Dieu ! Je te dois une fière chandelle.
    
    — Alors, je ne te scandalise plus ?
    
    — Oui, bon ça va. Reconnais que quand tu pars à une soirée sans slip, c’est un peu limite.
    
    — Comment ça, sans slip ? Mais j’en avais un ! C’est Barnabé qui l’a gardé en souvenir...
    
    — Ah bon... Tu l’as revu, ce Barnabé ?
    
    — Oui, mais en tout bien tout honneur. On n’a pas ...
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