1. Un hiver en Guadeloupe


    Datte: 01/07/2022, Catégories: Erotique, Auteur: Roberts, Source: Xstory

    Lorsqu’il arriva à l’aéroport, Régis Trend parcourut le hall du regard pour repérer la présence de son collègue Richard Haban. Tous deux s’étaient donné rendez-vous devant le comptoir du vol pour Pointe à Pitre. Régis Trend en profita pour aller s’acheter un journal au kiosque obligatoire. Quand il revint, la file d’attente s’était encore allongée. Il regarda sa montre : "Encore en retard, comme d’hab". Il en profita pour aller aux toilettes et vérifier sa mise devant la vitre. Le costume bien coupé, les cheveux à peine grisonnants de quadra, la ligne impeccable du coureur à pied du dimanche et pour faire bonne mesure, une légère barbe savamment entretenue. Il avait bien l’air de ce qu’il était : un cadre en route pour une mission d’importance, c’est-à-dire contrôler les comptes d’une filiale guadeloupéenne de la maison mère où il était en poste. Un bon job en plein hiver. Il avait son maillot de bain dans la valise.
    
    C’est alors qu’il aperçut, tirant une valise à roulettes, une silhouette familière qui lui faisait un grand signe de sa main valide. "Bon sang, mais c’est Agnès ! Qu’est-ce qu’elle fiche là ?" Agnès Varenne était l’assistante de son collègue Richard Haban au pôle financier de l’entreprise qui les employait. Une fois la bise échangée, elle s’adressa à Trend :
    
    — Comment vas-tu Régis ? Tu ne m’as pas attendue trop longtemps ?
    
    — Euh, excuse-moi, je ne savais pas que tu venais en Guadeloupe avec nous.
    
    — Mais non ! Tu n’as pas reçu mon message ? Richard ...
    ... est cloué au lit par un lumbago. Il ne peut pas voyager en avion et il m’a envoyée en catastrophe à sa place pour t’assister dans l’examen des comptes de la filiale de Pointe à Pitre.
    
    Régis Trend pesta. Son portable s’était déchargé la veille et il avait omis de le reconnecter avant de prendre son taxi, une fois rechargé. De toute façon, qu’aurait-il pu dire ? Il n’y avait pas d’autre solution qu’envoyer Agnès. Une gentille fille, Agnès. Sérieuse, compétente, du métier. Bon, physiquement, elle n’était pas trop son genre. Le sien, c’était les grandes blondes élancées comme Patricia, sa compagne depuis vingt ans. Agnès était plutôt du genre boulotte, petite, forte en cuisses, en fesses et surtout en nichons. Incroyables, ces nichons, il devait en convenir. On ne voyait qu’eux. De vrais obus. Elle les assumait d’ailleurs fièrement en laissant toujours flotter son corsage sur un profond sillon mammaire qui faisait causer les mâles à la cafétéria. Mais Agnès cultivait son côté maternel et bienveillant, son sourire permanent dans un visage lunaire sous un épais casque de cheveux teints en blond, son allure quadra-bonne-épouse-bonne mère-bonne pro "rangée des voitures".
    
    On ne lui connaissait pas d’aventures, si ce n’est des vacances en Combi VW chaque été sur les routes du Maroc et de Tunisie avec mari et enfants. Au moins, elle avait bon caractère. Pas comme Nathalie, son assistante à lui, Régis, qui boudait à la moindre remarque. N’empêche que la perspective de passer une ...
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